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[VIDÉO] PPDA : Pourquoi il a été placé 8 heures en garde à vue ?

Publié le 26 novembre 2015

Patrick Poivre d'Arvor a été placé en garde à vue par la brigade financière du 36 quai des Orfèvres. Dans le cadre de l'affaire Aristophil, une histoire d'escroquerie en bande organisée, l'ancienne vedette du Journal Télévisé a été interrogée sur un étrange prêt de 400 000 euros.

L'affaire commence le 18 novembre 2014 lors d'une descente de la brigade de répression de la délinquance économique au siège parisien de la société Aristophil, spécialiste de l'investissement dans des manuscrits d'auteurs célèbres. Les enquêteurs soupçonnent une escroquerie. La société aurait proposé à des particuliers d'investir dans ces oeuvres, leur promettant des bénéfices juteux à moyen terme. Au terme de leur perquisition, les policiers placent sous scellés des milliers de pièces, signées de la main de Zola, Goethe ou Verlaine, estimées à plus de 500 millions d'euros. Au printemps dernier, Gérard Lhéritier, le président d'Aristophil est mis en examen avec sa fille, Valérie, pour escroquerie en bande organisée. Cet été, l'entreprise est placée en liquidation judiciaire, laissant 18 000 épargnants sur le carreau.

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Que vient faire PPDA dans cette sombre histoire ? En mars dernier, L'Express révélait le rôle de "vitrine" joué par l'ex-présentateur, qualifié par nos confrères d' "inamovible parrain d'Aristophil, toujours prêt à monter sur une estrade pour vanter les mérites de Gérard Lhéritier". Les enquêteurs avait notamment mis la main sur des photos montrant le journaliste sur le yacht de Lhéritier, le Nerval II, où il aurait sa propre cabine ! Plus troublant encore, au cours de cette même perquisition chez Aristophil, les enquêteurs ont trouvé sur une carte de visite agrafée sur le catalogue d'une vente aux enchères, organisée par la maison Artcurial, cette mention, écrite de la main de PPDA  : "Si tu veux me faire plaisir...". L'ancien journaliste notait une série de six lots d'une valeur de plus 15 000 euros : une lettre manuscrite de Delacroix, trois autres signées Blaise Cendrars, un exemplaire dédicacé de Mort à Crédit de Louis-Ferdinand Céline, un autre de Proust...

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Et ce n'est pas tout !  PPDA aurait aussi perçu de la part d'Aristophil un prêt de 400 000 euros. Étonnante coïncidence, c'est exactement le montant que le journaliste avait été condamné à payer à TF1 pour avoir dénigré publiquement son ancienne chaîne, alors qu'une clause de confidentialité le lui interdisait.

Auditionné  8 heures, hier, par la brigade financière, Patrick Poivre d'Arvor est finalement reparti libre sans avoir été déféré par la juge... PPDA et Gérard Lhéritier sont toujours présumés innocent, mais les investisseurs, eux, attendent toujours d'être indemnisés !

Vous pouvez visionner ci-dessous l'une des nombreuses vidéos de la société Aristophil mettant en scène PPDA :

Stéphane Joly

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