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Vincent Lagaf’ : Son cœur a cessé de battre !

Publié le 13 juin 2018

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Vincent Lagaf’, l’animateur de “Strike !”, a dû être opéré d’urgence.

Même s’il n’est plus de première jeunesse, l’animateur de 58 ans, que ses fans ont en ce moment le plaisir de redécouvrir en Monsieur Loyal d’un jeu inspiré par le bowling, Strike !, diffusé sur C8, et verront cet été dans la peau d’un des nouveaux personnages de Fort Boyard, a toujours l’allure et l’âme d’un sportif.

Un athlète qui ne cesse de se lancer des défis parfois risqués.

Car Vincent Lagaf’ n’aime rien tant que de mettre les gaz au guidon d’engins motorisés filant sur les vagues de la Grande Bleue.

Ceux qui le suivent depuis toujours se souviennent d’ailleurs sûrement de ses nombreuses gamelles à jet-ski qui ont laissé des traces sur son corps, mais aussi dans les pages des magazines qui, chaque été, s’en faisaient l’écho.


Autant de chutes qui n’avaient en rien découragé ce casse-cou devant l’Éternel, pour qui la passion des belles mécaniques était même devenue bien plus qu’un simple loisir.

Limites

Depuis que les chaînes de télévision semblaient l’avoir oublié, l’ancien GO du Club Med, heureux comme un pape dans son fief de Cavalaire, station balnéaire varoise située à 17 km de Saint-Tropez, avait même ouvert un club, la Flyboard Cavalaire Adrénaline Académie.

Là, avec son fils Robin, l’ex-patron du Bigdil initiait les touristes aux joies d’une discipline qui permet à ses adeptes de s’envoler bien au-delà des vagues.

Une planche équipée de propulseurs et des buses présentes à chaque bras vous font planer au-dessus de l’eau, l’ensemble étant relié par un tuyau à un jet-ski.

Un petit jeu qui offre son lot de sensations fortes, mais s’avère aussi dangereux.

Robin a d’ailleurs avoué avoir bien failli tuer son père en 2016 en le percutant en pleine figure avec son Flyboard.

Autant dire qu’apprendre que Vincent a dû être hospitalisé n’a, hélas, rien de vraiment surprenant : à toujours vouloir repousser ses limites, l’on s’expose un jour à les atteindre.

Mais ce n’est pas pour avoir trop joué avec le feu que l’animateur a dû récemment se résoudre à remettre sa vie entre les mains expertes et le bistouri d’un chirurgien.

Une intervention qui n’avait rien de bénin, car le célèbre patient a bien failli ne jamais se réveiller après son anesthésie, comme il l’a raconté la semaine dernière sur le plateau des Grandes gueules, sur C8. 

Tout commence par une banale batterie d’examens de contrôle, mais l’histoire aurait pu se terminer au cimetière.

« J’ai vécu un miracle, n’a d’ailleurs pas hésité à affirmer Vincent. Pour les besoins d’une émission, Les Robinsons, je devais passer des tests à la clinique. Je fais un test à l’effort et Jonathan, le cardiologue, me dit : “Écoute, il y a un truc qui ne va pas, as-tu des douleurs ?” Je lui ai confirmé que quand j’étais stressé, fatigué ou après une compétition de jet-ski, j’avais parfois des douleurs, comme si on m’appuyait très fort dans la région cardiaque. Inquiet, le praticien dit alors : “Je vois un petit truc qui ne me plaît pas. Viens, on fait une échographie.” »

Une remarque qui inciterait tout bon hypocondriaque à écrire son testament sur-le-champ…

Malformation

Mais ce n’est pas le genre de Vincent, qui doit sans doute, malgré tout, éprouver alors une pointe d’anxiété.

Anxiété qui tourne à la franche angoisse quand, quelques heures plus tard, après avoir fait procéder à un scanner pour confirmer son diagnostic, le spécialiste lui annonce qu’il a une artère bouchée à 95-97 %, pour cause de malformation cardiaque.

La moindre crise peut être fatale, ajoute-t-il, et peut se produire d’une minute à l’autre.

Son cas nécessite une prise en charge dans le quart d’heure qui suit.

Vincent est d’abord incrédule : « Comment est-ce possible ? Je ne bois pas, je ne fume pas, le sport est toute ma vie ! »

Jonathan lui explique alors que sa maladie n’a rien à voir avec son hygiène de vie, ajoutant qu’il ne faut surtout pas traîner.

Vincent va donc devoir passer sur le billard dès le lendemain à 7 heures.

Et là, les choses ne vont pas du tout se dérouler comme elles l’auraient dû, ainsi que le relate l’homme de télévision : « Pendant l’opération, j’ai fait un arrêt cardiaque. Coup de bol, je l’ai fait au bon endroit. Le cardiologue m’a alors dit que ça n’avait rien à voir avec l’anesthésie, mais que c’était lié à ce que j’avais. »

Son cœur s’est donc bien arrêté de battre.

Ce qui aurait pu arriver n’importe où, mais un bienheureux hasard a voulu que cela se produise sur une table d’opération, ce qui lui a sans doute sauvé la vie et permis d’animer aujourd’hui Strike !, avec une artère débouchée.

Vincent peut donc désormais mieux respirer.

D’autant que le bowling est quand même moins dangereux que le jet-ski…

Richard LENOIR

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