France Dimanche > Actualités > Virginie Efira : Forcée à chanter “la Marseillaise” !

Actualités

Virginie Efira : Forcée à chanter “la Marseillaise” !

Publié le 2 octobre 2016

Ne l’appelez plus jamais Belge ! La Belgique, elle l’a laissée tomber. Depuis quatre mois, l’actrice Virginie Efira a changé de nationalité.Ne l’appelez plus jamais Belge ! La Belgique, elle l’a laissée tomber. Depuis quatre mois, l’actrice Virginie Efira a changé de nationalité.

C’est peu de dire que sa vie a changé ! Virginie Efira, l’héroïne de Victoria, le film de Justine Triet, vient en effet de réaliser l’un de ses rêves les plus chers. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la comédienne ne l’a pas volé. Elle a dû se battre pas moins de dix ans avant que son souhait ne soit exaucé ! Belge de naissance, celle qui a passé son enfance à Molenbeek, un quartier chaud de Bruxelles, entre un père oncologue et une mère esthéticienne, vient de s’offrir un nouveau passeport.

L’événement a eu lieu dans la salle Marianne de la préfecture de police de Paris. « J’ai la nationalité française depuis un mois et demi ! a-t-elle expliqué dans Télérama. Le rendez-vous était à 15 h, je suis arrivée à 15 h 02.

On m’a dit : “Vous êtes en retard pour la cérémonie.” […] Je suis revenue une autre fois, à l’heure. On a regardé un film sur nos droits et nos devoirs. Et ensuite on a chanté tous ensemble La Marseillaise, avec deux élues très bien coiffées. Un moment spécial, mais émouvant… Pourquoi la nationalité française ? Pour voter. »

->Voir aussi - Virginie Efira : L'ivresse du succès

Virginie s’est auparavant soumise à un examen obligatoire, véritable parcours du combattant, pour recevoir son certificat. « J’ai dû montrer des documents prouvant que je parlais bien le français, que je connaissais les départements », a-t-elle confié à Paris Match.

À 39 ans, la comédienne, qui a tourné sept films en deux ans, tient chaque jour le plus beau rôle de sa vie, celui de maman, auprès d’Ali, sa fille de 3 ans. Le fait que le père de celle-ci, Mabrouk El Mechri, soit franco-tunisien, a compté dans le choix du prénom du bébé.

Quand elle a rencontré Mabrouk, il lui a proposé de jouer dans un film dont le personnage s’appelait Ali. Sur le scénario figurait une très belle photo d’Ali MacGraw, la raie au milieu, le regard droit.

Et par la suite, il lui a fait découvrir tous les documentaires consacrés au plus célèbre des boxeurs, Mohamed Ali. « On ne pouvait pas l’appeler autrement », a-t-elle expliqué dans Paris Match. Le contexte politique a hélas bien changé depuis.

« Quand nous l’avons choisi, les crispations identitaires étaient moins fortes, nous n’étions pas dans la même configuration qu’aujourd’hui, suite aux attentats. […] Qu’Ali ait des origines multiples me semble être une chance. Moi-même, j’ai des origines juives, même si j’ai eu une éducation totalement athée. »

Mais ce choix est loin de faire l’unanimité dans l’entourage de l’actrice Virginie Efira : « Il y a quand même quelqu’un qui m’a dit : “Avec un nom pareil, ça ne va pas être facile de lui trouver du travail !” »

Dominique Préhu

À découvrir

Sur le même thème