France Dimanche > Actualités > Xavier (Koh-Lanta) : “Je suis une pile électrique !”

Actualités

Xavier (Koh-Lanta) : “Je suis une pile électrique !”

Publié le 19 avril 2019

.photos:philippe-le-roux/alp/tf1/starface
© Philippe Le Roux/ALP/TF1/Starface Xavier

À 53 ans, le doyende cette saison cache bien son jeu. Les plus jeunes n’ont qu’à bien se tenir…

Originaire des Vosges, ce père de trois enfants de 15, 20, et 23 ans travaille comme technico-commercial dans l’Oise. Aventurier dans l’âme et sportif accompli, il s’est inscrit à Koh-Lanta avec la ferme intention de prouver que ses 53 ans ne sont pas un frein pour faire jeu égal avec les plus jeunes.

France Dimanche  : Comment vivez-vous le fait d’être le doyen de cette saison ?
Xavier : C’est pour moi un honneur, que je n’ai découvert qu’en arrivant. Donc je ne m’y étais pas préparé. Quoi qu’il en soit, ça ne m’a posé aucun problème. L’âge figurant sur ma carte d’identité ne correspond pas à celui que j’ai dans ma tête. Je me sens en forme. J’ai toujours eu une vie très active. On dit souvent de moi que je suis une pile électrique ! Je travaille près de douze heures par jour et, à la maison, je ne me tourne pas les pouces pour autant.

FD  : Comment vous occupez-vous ?
X : Dès que je rentre, c’est moi qui, en tant qu’ancien cuisinier, me charge du dîner. J’aime ça et ça soulage Sophie, ma compagne [depuis six ans, ndlr], coiffeuse à domicile, qui rentre souvent très tard du travail. Et quand je ne suis pas derrière les fourneaux, je passe mon temps à bricoler. J’adore !

FD  : Vous semblez aussi très sportif.
X : C’est de famille ! Mes trois fils le sont aussi, tout comme mes parents. À 82 ans, mon père grimpe encore le mont Ventoux à vélo. Quant à ma mère, elle a longtemps été très active dans une association de gymnastique pour adultes. J’ai donc baigné dans ce culte de l’effort physique. Mais nous avons aussi reçu une éducation musicale. Ma grande sœur était guitariste dans un orchestre, mon frère aîné faisait de la mandoline, mon père se débrouillait très bien au violoncelle et je jouais de l’orgue électronique, comme mon cadet. Il m’est aussi arrivé de chanter, notamment au mariage de mon frère.

FD  : Aviez-vous prévu depuis longtemps de faire le poirier en sautant du bateau lors de ce premier épisode ?
X : Je me suis permis de réaliser ce qu’on appelle un ATR, un appui tendu renversé. Depuis dix-huit ans que je regarde Koh-Lanta, j’ai constaté qu’il y avait souvent un ou deux candidats qui s’amusaient à exécuter une petite cabriole pour se faire remarquer dès le début du jeu. Je m’étais donc dit qu’il fallait que je trouve ma signature. L’émission Quotidien [animée par Yann Barthès sur TMC, ndlr] m’a d’ailleurs brocardé à ce sujet. Ils ont dit que j’avais fait mon « kéké ». Mais peu importe, c’était juste un clin d’œil. Je précise d’ailleurs que j’étais le dernier à sauter du bateau. Je ne voulais pas que les autres aventuriers remarquent que je tenais à ce point la route physiquement.

FD  : Comment avez-vous vécu l’élimination coup sur coup de vos deux alliés au sein des Rouges ?
X : C’était compliqué. Nous nous étions vite découvert des points communs. Émilie est une ancienne grande gymnaste et Victor est un expert en survie. C’est ce qui nous a rapprochés. Quand ils sont partis, ça m’a mis un coup. D’abord car ils méritaient mieux, et puis parce que j’estime que l’ensemble de l’équipe aurait pu aller loin grâce à eux.

FD  : Auriez-vous aimé devenir chef de votre équipe à la suite du départ d’Émilie ?
X : Dans l’absolu, oui. Mais vu la tournure des événements, il valait mieux m’effacer un peu. J’ai donc fait en sorte d’être accepté par l’autre clan au sein des Rouges. Dans le but d’aller plus loin et de venger par la même occasion Émilie et Victor, il était préférable que je fasse profil bas. Cela fait dix-huit ans que je veux participer à ce jeu et je souhaite poursuivre l’aventure le plus possible. Cela dit, j’ai continué à me méfier des autres. Je me doutais qu’au prochain conseil ils voudraient m’éliminer ; j’avais une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Le groupe paraît soudé en apparence. Mais je reste néanmoins seul.

FD  : De quoi avez-vous le plus souffert sur le camp ?
X : De la faim ! On ne pense qu’à ça. Je rêvais d’une omelette. C’était la première chose que je voulais manger en rentrant à la maison. Et ce plat aura été un sujet de conversation récurrent au sein du camp durant mes longues nuits sans dormir ! [Rires] L’autre problème majeur est en effet le sommeil. Entre le froid, le sol très dur et les bestioles, il est très difficile de fermer l’œil. Et lorsqu’on y parvient enfin, ce n’est même pas reposant.

Philippe CALLEWAERT

À découvrir