France Dimanche > Actualités > Yoann Riou : “je redoute la blessure de dernière minute !”

Actualités

Yoann Riou : “je redoute la blessure de dernière minute !”

Publié le 25 octobre 2019

.photos:bestimage
© BESTIMAGE Yoann Riou

Le journaliste de “L’Équipe” Yoann Riou, adepte de l’autodérision, entend se donner à fond sur la piste DE DANSE AVEC LES STARS.

«C’est génial ! » ponctue-t-il cette interview. Tout semble en réalité « génial » à ses yeux. Il faut avouer que sa vie a pris ces derniers mois une incroyable tournure. De simple correspondant, il y a une vingtaine d’années, au quotidien breton Le Télégramme, ce fils de marin-pêcheur originaire de Loguivy-de-la-Mer (Côtes-d’Armor) est rentré soudainement dans un monde de paillettes. Après avoir été reporter au journal L’Équipe, puis sué à grosses gouttes en commentant des matches de foot sur la chaîne du même groupe, le nouveau trublion du paysage audiovisuel français a fait son entrée cet été aux Grosses têtes (RTL). Loin de se prendre lui-même pour une star, celui qui nous a déjà bien fait rire début septembre dans Fort Boyard est aujourd’hui invité à danser devant la France entière, dès samedi soir sur TF1.

France Dimanche  : Vous voilà donc devenu une star !
Yoann Riou : [Rires.] Mais noooooon ! Je n’ai pas la prétention d’être devenu ce que je n’ai jamais désiré être. Je ne suis qu’un journaliste de sport et très heureux de faire ce métier. Un métier que je veux exercer depuis toujours.

FD  : Comment se sont passées les répétitions ?
YR : C’était dingue ! Moi qui n’ai pas fait de sport pendant vingt ans, j’ai transpiré comme une bête. Je change au moins trois fois de t-shirt par séance ! En prévision, je m’étais déjà mis ces dernières semaines à un régime à base de poisson tous les midis. Et le soir, je mange à peine. Cet été, je suis passé voir ma maman en Bretagne qui me faisait des bouillons de légumes tous les jours, tout en bannissant le sucre de mon alimentation. J’ai ainsi perdu pas moins de 18 kg en deux mois ! Et je vais forcément en perdre encore ces prochains jours. Mais je n’ai finalement aucun mérite puisque j’avais quand même beaucoup de marge. Parti de 105 kg, j’en suis à 87 kg (pour 1,60 m). Et heureusement d’ailleurs parce que je me demande bien comment j’aurais pu garder un tel rythme. Mon corps n’aurait certainement pas tenu le coup. Malheureusement je n’ai pas encore les pectoraux de Sylvester Stallone !

FD  : Que craigniez-vous le plus ?
YR : Tout comme les sportifs de haut niveau, je redoute la blessure de dernière minute qui m’empêcherait de danser. C’est pourquoi je me badigeonne le corps de baume du tigre, je fais aussi de la cryothérapie [un traitement par le froid, ndlr]. J’ai d’ailleurs pensé un jour déclarer forfait après m’être réveillé avec un horrible mal de dos. Emmanuelle Berne, ma partenaire de danse, m’a conseillé son ostéopathe qui a fait des miracles avec moi. Je dois dire que j’ai tendance à beaucoup somatiser. Une chose me rassure, c’est qu’il n’y a pas d’élimination le premier soir. Je reste donc dans la partie pour au moins deux semaines. C’est déjà ça…

FD  : Aviez-vous déjà quelques notions de base en danse ?
YR : Absolument aucune ! Que les choses soient claires : je ne sais pas danser ! J’adore toutefois remuer mon popotin ! Dans les soirées, je ne suis pas le dernier à bouger, mais la plupart du temps seul. Suivre des pas bien précis avec une partenaire professionnelle, c’est une autre paire de manche. Le début aura été un enfer : on a mis quatre jours pour réaliser les quatre premières secondes de la chorégraphie !

FD  : Pourquoi avez-vous accepté de participer à cette émission ?
YR : J’aime tout simplement me surpasser. Il y a un an, par exemple, je me suis lancé le défi pour mes 40 ans de courir le marathon de New York. Et j’y suis arrivé, en 6 h 57.

FD  : En vous exposant ainsi, vous risquez d’être la cible d’attaques…
YR : Bien évidemment ! Je sais ­comment fonctionne la télévision. Beaucoup vont sans doute se moquer de moi, et alors ? Ceux qui vont écrire que je ne sais pas ­danser et que je suis gros auront raison ! En quoi cela m’affecterait-il ? Je sais aussi très bien que mon exposition médiatique s’arrêtera forcément un jour. En ­attendant, je savoure tout ce qui me tombe dessus. Il n’y a rien de vraiment très grave. Tout ça n’est que de la télé, après tout. Et les réseaux sociaux, c’est loin d’être la vraie vie. Au final, qu’est-ce que je risque ? Rien, si ce n’est une bonne rigolade…

Philippe CALLEWAERT

À découvrir