France Dimanche > Actualités > Zabou Breitman : Ruinée à Noël !

Actualités

Zabou Breitman : Ruinée à Noël !

Publié le 10 janvier 2021

.photos:bestimage
© BESTIMAGE -

Alors que la France réveillonnait en famille, Zabou Breitman a été frappée de plein fouet par le drame de la précarité…

A 61 ans, celle qui s'est longtemps simplement appelée Zabou semble être une femme heureuse. Actrice subtile – vous vous souvenez peut-être de sa prestation drolatique dans Cuisine et Dépendances, réalisé en 1993 par Philippe Muyl, dans lequel elle incarnait une bourgeoise étriquée et pleine d'a priori ! –, elle est aussi une réalisatrice avec qui il faut compter. Ceux qui ont vu le fi lm Se souvenir des belles choses, qu'elle a écrit et mis en scène en 2002, gardent la trace de l'émotion qui traverse cette histoire bâtie autour de la maladie d'Alzheimer.


Cette comédienne passionnée vient aussi de jouer dans le téléfilm Le Diable au cœur, de Christian Faure, diffusé en décembre dernier sur France 2. Et elle n'a pas baissé les bras pendant les confinements, écrivant, entre autres, un seule-en-scène sur la poétesse et scénariste Dorothy Parker, qu'elle devrait bientôt jouer au théâtre de la Porte Saint-Martin, à Paris… si tout va bien. Car rien n'est plus sûr aujourd'hui en raison des dégâts causés par la pandémie de Covid-19.

Mais si Zabou Breitman met tout en œuvre pour ne pas succomber à la mélancolie, ce Noël très particulier, où l'on s'est souvent congratulé par écrans interposés, a fait revenir à sa mémoire d'autres Noëls, tout aussi particuliers.

Comme elle l'a récemment confié sur Europe 1, quand elle était petite, elle a connu des réveillons où le Père Noël semblait avoir oublié son existence. Sous le sapin, pas un seul paquet… « Je viens d'une famille d'artistes, a-t-elle expliqué. Mon père avait écrit la série Thierry la Fronde, et ma maman jouait sa fiancée. Tout leur souriait, et puis, à un moment donné, les choses ne se sont plus très bien passées… Ils ont commencé à manger de la vache enragée, comme on dit. Nous n'avions plus du tout de sous. »

Bien que ruinés, ses parents avaient pourtant trouvé une façon d'offrir un présent à leur fille chérie ! « Pour qu'il y ait quelque chose, mon père, qui était très inventif, avait fabriqué de très jolis rouleaux de papier à déplier. Et il avait écrit “bon pour une robe”, etc., s'est remémoré Zabou avec émotion. J'ai compris ce jour-là […] que c'était la grosse galère, qu'il n'y avait plus rien. Plus rien du tout… »

Plus rien, mais un amour immense de la part de ses parents, Jean-Claude Deret, son papa, disparu en décembre 2016, et sa maman, Céline Léger, qui l'a suivi un mois plus tard… Un amour qui a construit le bel imaginaire de Zabou Breitman, et qui lui tient toujours chaud au cœur.

Laurence PARIS

À découvrir