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"A 13 ans, mon fils est en troisième... et en terminale !"

Publié le 15 mars 2011

« Emmanuel vient de fêter ses 13 ans et mène une double vie : la première, en classe de 3ème dispensé maths, avec deux ans d'avance, la seconde en mathématiques en Terminale S où il est... premier de sa classe ! Ni moi-même, ingénieur de Supélec, ni ses professeurs de maths n'avons encore rencontré ses limites.

Il avait 5 ans quand son institutrice de maternelle m'a fait savoir  qu'il lisait, écrivait et comptait  couramment  sans avoir jamais appris...  Au CE1, Emmanuel faisait des multiplications à 10 chiffres, ça l'amusait ! Au collège, il restera imbattable en maths, mais très dissipé.  Car mon fils possède à son actif un autre record hors normes : en cours, il est capable d'entretenir une  conversation avec des élèves à cinq rangs derrière lui ! Parce qu'il s'ennuie dans un programme qui n'est pas de son niveau ? Non, Emmanuel ne s'ennuie jamais ! Il adore sa vie, ses copains, possède cinq lits dans sa chambre pour ses invités. Il est d'ailleurs bien décidé à l'avenir à ne plus sauter de classe : il préfère en effet conserver sa vie sociale, amicale.

Mais, je n'en ai pas moins œuvré pour faire reconnaître son niveau et lui permettre de progresser. A son entrée en 6ème, j'avais souhaité quelques aménagements de programme arguant d'une situation particulière que l'Education Nationale n'a certes pas l'habitude de traiter. En vain. Furieux, j'ai alors inscrit mon fils en candidat libre au brevet destiné à des élèves de 3ème. Il avait 11 ans, obtenait 18,5/20 en maths et  14,75/20 en français ! En conséquence, il est directement passé en 4ème. L'idée d'un parcours individualisé s'est ensuite imposée d'elle-même.

Tout en se “baladant“ en 3ème, Emmanuel suit désormais les cours de Maths en Terminale S avec “spécialité mathématiques“, c'est-à-dire un renforcement pour les meilleurs de la discipline, quatre à six ans plus âgés que lui. En juin prochain, il ne sera pas pour autant autorisé à passer le Bac S - qu'il  aurait sans surprise - mais à la rentrée, les aménagements de programme continuent : dispensé des maths en Seconde, il pourra participer aux épreuves de Prépa et optimiser ses chances pour intégrer Polytechnique dans cinq ans ! Pour cela, il va suivre des cours à domicile. Il faut bien l'occuper ! »

Propos recueilli par Laurence Delville

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