France Dimanche > Témoignages > Henry Baldin-Bressot : “Mon expérience unique de mort imminente !”

Témoignages

Henry Baldin-Bressot : “Mon expérience unique de mort imminente !”

Publié le 8 mai 2018

Henry Baldin-Bressot, thérapeute de l’hypnose de 54 ans, a connu un épisode insolite de sa vie à la suite d’une noyade. Il le raconte dans un livre incroyable.

«Le 5 juillet 2008, à 9 h du matin, à bord de mon parapente à moteur, je décolle d’un petit aéroport pour survoler les lacs. Une petite virée dans les airs, par beau temps, comme je les apprécie.

A 800 m d’altitude, je distingue bien les barques de pêcheurs qui glissent sur les flots. Je décide alors de descendre pour leur faire un petit coucou. Je remettrai ensuite les gaz.

Mais ce matin-là, rien ne se passe comme prévu. J’estime mal la hauteur et heurte l’eau avec mes jambes. Il est 11 h environ.

Ma vitesse est alors de 50 km/h. Mon parapente pèse quelque 35 kg. Et je suis prisonnier de mon harnais. Je coule avec le matériel.

Instinctivement, je me dis que j’ai encore du temps pour me dégager de la sellette afin de remonter à la surface. Je ne panique pas. Je pense alors que le lac à cet endroit n’est pas profond, ce qui me sera confirmé plus tard puisque je coule sur un dôme de sable qui culmine à huit mètres… sous l’eau.

J’arrive à extirper mes jambes mais lorsque j’essaie de dégager mon torse, je m’aperçois que je n’ai plus d’air dans les poumons.

Mon réflexe est immédiat : je me dis : “Endors-toi !” Je joins les mains et je pars. Je m’évanouis.

Il faut préciser que je pratique l’auto-hypnose depuis vingt ans et que je m’endors tous les soirs ainsi. Je perds donc connaissance…

Pendant ce temps, le pêcheur s’approche du lieu du drame et tente de me sauver. C’est un maître-nageur sur la rive qui donnera l’alerte au bout de douze minutes. Il semble toutefois que mon cœur reparte.

Transféré en hélicoptère au CHU de Grenoble, je suis dans le coma. A partir du moment où j’ai perdu connaissance sous l’eau, il n’y a plus de faits établis. Je raconte seulement ce que j’ai ressenti et ce dont je me souviens.

A l’instant où je joins mes mains, je vois clairement un miroir en face de moi qui me renvoie l’image de mes yeux exorbités. Du côté de ma jambe droite, je sens une boule d’énergie qui traverse mon corps et s’évacue via l’épaule gauche. Ensuite, je suis allongé et je regarde vers le haut.

Je flotte à l’horizontale et vois des cyprès et des têtes sculptées dans la roche. Mes pieds m’entraînent vers une lumière lointaine, de forme carrée. Je sais que je suis à la recherche de deux personnes : mon maître d’arts martiaux qui a été mon père spirituel et Yvonne, mon arrière-grand-mère qui m’a élevée.

J’avance doucement en lévitation. Je tombe ensuite dans un océan de lumière.

Conscience

De là, je contemple mon corps du haut. Il est recouvert d’un drap blanc et entouré de machines qui font un bruit infernal…

Je visionne une personne en blanc qui entre et sort à plusieurs reprises. Je vois mon corps franchir plusieurs fois le seuil d’une chambre. Moi, du dessus, je traverse les cloisons sans problème !

J’ai plusieurs visions à ce moment-là et je me souviens d’une autre femme en blanc qui est en train de me raser. Je me réveille, en vrai. Après trois jours de coma, j’ouvre effectivement les yeux. Ma famille est à mon chevet, presque incrédule.

En revenant à la vie, je leur raconte l’étonnant voyage que je viens d’accomplir. Chaque détail correspond à ce que mon corps a vécu pendant ce coma. Au CHU, par exemple, on m’a changé trois fois de chambre. Et la machine que j’entendais n’est autre que le climatiseur installé pour refroidir mon corps, maintenu artificiellement en vie…

Car mes proches m’ont par la suite révélé que les médecins ne croyaient pas du tout à mon retour à la conscience. Ceux-ci les avaient prévenus que si je m’en sortais, je ne serais plus qu’un légume.

J’étais resté trop longtemps sous l’eau. Mon cerveau avait donc été privé d’oxygène pendant un trop long moment !

J’ai vécu une expérience de mort imminente au cours de laquelle j’ai effectué plusieurs sorties de mon propre corps. En fait, j’ai cligné des yeux et trois jours sont passés.

Le plus incroyable c’est que j’ai pu sortir de l’hôpital à peine quelques heures après mon retour à la vie : tout était rentré dans l’ordre ! »


Vous aussi, avec l’auto-hypnose, transformez votre vie (éd. AHP).

Alicia COMET

À découvrir

Sur le même thème