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“J’ai dressé mes poules pour mon spectacle !”

Publié le 25 février 2016

Diane Dugard, cette artiste de 30 ans a imaginé un spectacle original avec les vedettes de sa basse-cour. Toutes plus farfelues mais assidues les unes que les autres. Et ça marche ! En tournée dans toute la France.  Diane Dugard, cette artiste de 30 ans a imaginé un spectacle original avec les vedettes de sa basse-cour. Toutes plus farfelues mais assidues les unes que les autres. Et ça marche ! En tournée dans toute la France.

« Depuis que je suis enfant, on me surnomme “poule naine”, à cause de mon petit gabarit (1,60 m), par rapport au reste de ma famille. Surnom prémonitoire ? En tout cas, j’ai toujours adoré les poules. Elles me font mourir de rire !
Elles ont une démarche particulière, je les trouve belles et moches à la fois. On ne peut pas les forcer à travailler. Quand elles acceptent de “bosser”, c’est parce qu’elles sentent la récompense à la clef, le morceau de brioche ou les graines.
J’ai actuellement 27 poules d’une dizaine de races différentes. Les plus faciles à dresser sont les padoues, calmes et douces. Certaines ont 2 ou 3 ans, les plus vieilles 6 ans.

"J’ai commencé par en dresser deux que j’avais récupérées dans les abattoirs de la région."

J’ai commencé par en dresser deux que j’avais récupérées dans les abattoirs de la région. C’était en 2008. Elles n’étaient pas très jolies. J’ai voulu en en acheter de plus belles, des bêtes d’ornement, qui coûtent entre 10 et 30 € l’unité, et que l’on trouve soit chez des particuliers, soit chez des éleveurs, notamment à la ferme de Beaumont, près de chez moi. Au fil des mois, j’en ai acheté une, puis deux, puis… trente. Quand on aime, on ne compte pas !

Sur scène, je n’en utilise qu’une douzaine. Les autres ? Ce sont les remplaçantes, celles qui interviennent quand une titulaire est trop fatiguée, malade ou morte. C’est une sorte de réserve de sécurité. Au début, je leur apprenais à sauter sur mes bras, puis sur la tête – ce qui est loin d’être évident !

J’ai commencé par imaginer un petit show toute seule dans mon coin. Mon public d’alors, c’était ma famille, mes amis. Ils étaient tous tellement fascinés et enthousiastes que je me suis dit que j’étais prête pour présenter mes numéros devant un vrai public.
Mon spectacle s’intitule Prends-en de la graine, il dure cinquante minutes. Nous le jouons dans les théâtres, les festivals de rue, les galas ou les fêtes d’entreprise. Avec mes poules, mon compagnon et moi sillonnons la France, nous nous rendons aussi dans les cabarets en Allemagne et en Suisse.

Le plus amusant, c’est que les spectacles sont différents d’un jour à l’autre, car mes “stars” sont imprévisibles, pas toujours obéissantes, parfois de mauvaise humeur. Pas grave, cela fait d’autant plus rire le public…

"J’utilise leurs capacités naturelles, sauter, picorer, rester en équilibre sur des objets instables, s’envoler."

Pour ma part, je ne les force jamais à m’obéir. Je les respecte. Ce sont des partenaires uniques. Et je ne leur fais pas faire des choses trop compliquées. J’utilise leurs capacités naturelles, sauter, picorer, rester en équilibre sur des objets instables, s’envoler.
Depuis deux ans, les hivers n’étant plus assez froids, je fais parfois face à une recrudescence de poux. Alors, je traite toutes mes poules, les bichonne et les désinfecte. Et la crise passe !
Je suis en train d’écrire un deuxième spectacle pour 2017. Je pense que je vais ajouter un dindon à ma troupe. Il paraît qu’il est d’un naturel désarmant… À suivre.
En attendant, toutes mes poules restent des pondeuses : et j’ai des œufs frais chaque matin ! »

Alicia Comet

Vous trouverez les dates de la tournée sur le site : www.poulesavante.fr

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