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“Je lis la vie des morts dans leurs os”

Publié le 24 mai 2013

Ce médium, qui nous a déjà raconté comment elle a découvert son don, vient de réaliser qu’en touchant des ossements, elle peut remonter le temps et décrire la vie des défunts.

« J’ai découvert, il y a dix-huit ans, que je pouvais entrer en relation avec des défunts [voir notre n° 3417, ndlr]. Avec le temps, j’ai appris à accepter cette situation et, depuis, j’aide les esprits qui en ont besoin à passer vers un au-delà que je ne connais pas mais que je peux parfois visualiser sous la forme d’une lumière ou d’une porte qu’ils redoutent d’approcher. Il y a quelque temps, j’ai découvert une autre facette de ce don. Cette nouvelle aventure a commencé par un appel téléphonique d’un archéologue qui avait lu mon premier livre*. Il avait découvert des ossements dont il essayait de retracer l’histoire et avait appris qu’aux États-Unis, un collègue avait déjà fait appel à un médium pour l’aider dans ses recherches. Il me proposait de tenter l’expérience. Intéressée, j’ai accepté.

Lorsque l’archéologue est venu me rendre visite, il m’a présenté une boîte sans me donner aucune indication. L’idée était de découvrir si j’étais en mesure de restituer les informations qui étaient en sa possession. Quand j’ai saisi cette petite boîte en plastique contenant des cheveux, j’ai eu immédiatement la vision d’une religieuse qui allait mourir à un âge avancé. Je parvenais à visualiser sa vie, je la voyais jeune fille, évoluer et devenir abbesse. Quand l’archéologue m’a demandé des précisions sur son ordre, j’ai eu la vision en couleurs et en trois dimensions de son abbaye et j’ai reconnu une statue de saint Benoît. Elle appartenait bien à l’ordre des Bénédictins.

Je suis ensuite parvenue à la localiser à l’ouest de la région Centre, ce que l’archéologue a confirmé. Quand il m’a demandé pourquoi elle avait quitté l’abbaye, j’ai dit que, suite à un désaccord avec ses supérieures, elle avait rejoint une autre abbaye avec six autres religieuses. Je ressentais son envie de réformes et sa déception de ne pas être entendue. Je parvenais à me déplacer dans les lieux qu’elle avait fréquentés et à avancer ou reculer dans le temps. Plus étonnant encore, l’archéologue acquiesçait à tout ce que je disais. Mais pour moi, il restait à savoir si c’était vraiment dans ces cheveux que je lisais ou bien dans les pensées de l’archéologue.

L’expérience a marché ensuite pour deux autres ossements, mais tout s’est compliqué lorsquej’ai saisi une calotte crânienne. D’après mes visions, elle appartenait à un homme belliqueux, déterminé à devenir un héros militaire. Mais, selon l’archéologue, il s’agissait d’un aristocrate qui n’avait jamais fait la guerre. J’avais la quasi-certitude de ce que j’avançais. Quelques jours plus tard, j’ai reçu un mail d’excuses du chercheur, qui m’avouait s’être trompé dans ses archives. L’os appartenait à l’un des lieutenants des armées du prince de Suède, qui avait passé plus de quinze ans de sa vie à faire la guerre ! Ce n’était donc pas dans les pensées de l’archéologue que je lisais !

Vibration

Si un objet en plastique acheté au supermarché ne me parle pas, l’os qui contient de l’ADN me révèle tout de la vie d’une personne : son caractère, son nom, son travail, son entourage, son environnement. Tout est enregistré dans la matière, et je suis persuadée que ces souvenirs résonnent en chacun de nous. Sans le savoir, on s’en inspire pour avancer. Nous laissons tous une empreinte de notre passage sur Terre, que ce soit dans nos os, dans les lieux que nous traversons et dans les objets qui nous accompagnent. C’est pourquoi on ressent souvent que certains endroits ou objets sont chargés d’histoire et nous renvoient des ondes positives ou négatives.

Nous sommes tous capables de ressentir ces vibrations. Les médiums ont développé cette capacité et certains, malintentionnés, peuvent faire croire qu’ils sont en contact avec l’esprit de la personne. Or il n’en est rien. D’après mon expérience, il est plus facile de lire dans un os ou même dans une photo que d’entrer en contact avec l’esprit de cette personne. Mais cette expérience m’aura apporté une certitude : rien de ce que l’on dit ni de ce que l’on fait n’est perdu ni ne s’efface car la vibration ne meurt jamais. »

* "Un souffle vers l’éternité", de Patricia Darré, aux éditions Michel Lafon.
Son second livre, "Les lumières de l’invisible", de Patricia Darré, préface d'Alexandre Adler, aux éditions Michel Lafon.

Propos recueilli par Julie Boucher

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