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“Je suis le seul et unique sosie de Patrick Bruel !”

Publié le 14 septembre 2016

Cet imitateur chante les tubes de l’interprète de “Casser la voix”, il est le sosie de Patrick Bruel dans les casinos qui l’invitent ou lors des festivals d’été. Pas forcément fan à 100 % du célèbre artiste, il fait néanmoins tout pour lui ressembler physiquement sur scène.

Jérôme Maugis, Yerres (Essonne)

«Un jour de l’été 1984, alors que j’étais en vacances à Cannes, quelqu’un m’a dit : “Tu ressembles comme deux gouttes d’eau à un p’tit jeune qui chante Marre de cette nana-là !” Intrigué, je me suis renseigné sur cet artiste qui s’appelait… Patrick Bruel. Il n’était pas encore vraiment connu, n’ayant fait que quelques passages à la télé.

Cinq ans plus tard, lors d’une soirée d’animation dans un club de vacances dans les Alpes, on m’a demandé d’interpréter Casser la voix et je me suis lancé. “Génial !”, “Super !”… Le public était médusé. J’avais réussi ma parodie. Ce jour-là, j’ai décidé de me lancer.

Bien sûr, il a d’abord fallu travailler le personnage, regarder les apparitions de Bruel à la télévision, assister à ses concerts, lire tous les articles qui le concernaient. Afin de connaître ses mimiques, ses attitudes, adopter son regard, son look. Pendant plus de trois mois, je l’ai étudié sous toutes les coutures grâce à des vidéos. Un personnage, ça se peaufine !

Clin d’œil

J’ai travaillé son répertoire, Alors regarde, Qui a le droit, Place des grands hommes… et, en 1990, j’ai monté mon spectacle que j’ai intitulé Le show Patrick Bruel. J’ai commencé avec trois ou quatre chansons et ça a tout de suite marché : on était en pleine Bruelmania !

Mon titre préféré, mais que je ne chante pas, c’est Combien de murs, écrit par la star après la chute du mur de Berlin. Sur scène, j’adore interpréter Place des grands hommes, car c’est un tube qui parle d’amitié, de retrouvailles. Le public d’ailleurs me la réclame à chaque fois.

Si !l lui ressemble lorsqu'il est sur scène, dans la vraie vie, Jérôme à garder sa personnalité.
Si il lui ressemble lorsqu'il est sur scène, dans la vraie vie, Jérôme à garder sa personnalité.

Je ne suis pas le sosie parfait de Patrick Bruel, ni le premier membre de son fan-club. Mon spectacle est avant tout un hommage, un clin d’œil à sa magnifique carrière. Mais dès que je sors de scène, je redeviens moi-même. Ma coiffure, par exemple, est différente. Je ne souhaite pas être une caricature comme certains sosies de Johnny Hallyday par exemple.

Bruel, je l’ai rencontré alors qu’il sortait d’une émission de Michel Drucker au début des années 90. Il y avait alors tant de monde qui l’attendait que je n’ai pas pu lui glisser un mot. Il m’a juste dit : “Faut qu’on se parle…” Et puis plus rien.

Je l’ai de nouveau croisé il y a deux ans, toujours sur un plateau télé. On m’avait en effet demandé d’être sa doublure pour Fais pas ci, fais pas ça, sur France 2. Il m’a bien regardé. On a échangé quelques phrases. Il sait ce que je fais. Mais il est tellement occupé qu’il est difficile de capter son attention. Quand on le voit, il a toujours deux téléphones portables en mains. Et il est prompt à décrocher !

De mon côté, je n’ai pas vraiment eu envie d’aller frapper à la porte de sa loge non plus. Dommage car j’aimerais bien avoir un tête-à-tête avec lui pour discuter, lui raconter mon parcours. Pour l’instant, je reste à ma place, discret. Je ne veux surtout pas être importun.

Le public me prend parfois pour son intermédiaire : “Vous direz ça à Patrick”… J’ai même reçu du courrier à son attention. Sur scène, facile d’avoir son look : il est toujours en noir. Ça ne change pas : un petit pull, un pantalon, une veste plus ou moins longue selon les époques… Du classique.

Dès qu’il donne un concert à Paris, je vais le voir. Je le scrute, je l’analyse. Mais c’est pour mon boulot car je ne suis pas un fan de la première heure. J’ai tellement étudié son personnage que j’ai l’impression de le connaître. D’autant que je suis toute son actualité via les réseaux sociaux, les interviews dans la presse, son site internet.

Sur scène, il est généreux, et se donne à 100 % à son public. Il ne fait pas semblant. Difficile de rivaliser même si je m’investis à fond. Mon rêve aujourd’hui serait de travailler avec lui, au sein de son équipe. Pourquoi pas après tout ? Ce serait sympa… »

Alicia Comet

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