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« Je vis sous mon jardin, je suis un troglodyte»

Publié le 30 mars 2011

« J'ai toujours aimé vivre dans des endroits insolites et, ayant longtemps habité aux Etats-Unis, j'ai toujours trouvé des maisons originales où m'installer, surtout à San Francisco, un vrai paradis dans ce domaine. Lorsque je suis rentré en France en 2006, j'ai décidé de m'installer dans la région de Chinon que ma femme aimait beaucoup. Je venais de toucher 70 000 euros que je voulais investir dans une maison... Mais, à ce prix-là, difficile de faire des folies ! Un agent immobilier m'a alors parlé d'une minuscule maison très originale, à Panzoult, près de Tours : une habitation à flanc de coteau de 25 m2 au sol, qui s'étendait ensuite sous la colline.

J'ai immédiatement eu le coup de foudre pour cette charmante maisonnette, qui faisait face aux vignes et aux tournesols. J'ai tout de suite senti ce que je pouvais tirer de cette habitation. Derrière, sur la colline, s'étendait un agréable jardin, sous lequel il y avait des pièces troglodytes, avec des salles et des galeries creuses sous terre - une spécialité de la région, dont la pierre est friable.

Depuis notre installation, j'aménage ces espaces sous la colline. J'ai refait l'électricité, la plomberie, la cuisine, les sols, et j'ai troué le plafond pour créer un puits de lumière. J'y ai aménagé une grande chambre, avec six mètres de hauteur sous plafond. Pour améliorer le confort, j'ai aussi beaucoup travaillé l'éclairage.

Cette maison est aujourd'hui comme un de mes gosses, vivre dans ce type d'habitation est devenu une vraie passion. J'ai d'ailleurs rejoint une association locale de "troglos", nous nous voyons souvent et nous échangeons des tuyaux : par exemple sur la lutte contre l'humidité, qui est le seul problème que l'on rencontre lorsque l'on vit sous terre. En revanche, on n'y ressent absolument aucune claustrophobie, et c'est très silencieux.

Bref, je suis ravi de cette habitation au cachet extraordinaire et je m'étonne encore lorsque je pense que mon jardin perché sur la colline est au-dessus de ma tête ! Mais j'ai calmé mes ardeurs bricoleuses et je n'ai pas encore exploré tout le dédale de caves qui prolongent la maison, car je n'en finirais jamais d'aménager de nouvelles pièces !

Propos recueilli par Marie Godfrain

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