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Michel Brolliat : “Le plus grand collectionneur d’articles sur Johnny, c’est moi !”

Publié le 20 mai 2018

Michel Brolliat, agent de service de 54 ans, possède plus de 7 000 coupures de presse sur le chanteur. 
Et depuis le décès de la star, les magazines s’amoncellent chez lui.

«Depuis que Johnny est mort, je ne sais plus où donner de la tête. Je suis littéralement envahi par les journaux, quotidiens, revues ou magazines que j’ai achetés après son décès. Je n’arrive plus à les trier. Trop de boulot pour les découper, les classer et les archiver !

Chaque jour, je passe au moins trois heures sur ma collection, qui est probablement l’une des plus grandes de France : je possède plus de 7 000 articles de presse le concernant.

Chaque coupure est découpée et insérée dans l’un des 130 classeurs qui sont eux-mêmes classés par années et par thèmes.

Je conserve également 140 biographies de la star, plus de 200 objets dérivés (des briquets, des cendriers, des stylos à son effigie mais aussi des parfums, des shampoings, des savons), sans compter 400 vinyles et au moins 600 CD.

Cette collection me rend heureux. Cela me fait du bien de passer du temps à rechercher sur les sites internet comme Le Bon Coin ou eBay les articles ou les objets qui le concernent. Comme j’ai des petits problèmes de santé, cela me permet de m’évader, surtout le soir, après le dîner en famille…

Mais je vous l’assure, ma vie privée passe avant ma passion !

Et ma femme, elle comprend. Comme je ne fume pas et ne bois pas, elle accepte que je dépense un peu d’argent pour assouvir ma passion. J’achète tous les magazines qui publient des papiers sur lui.

Lorsque Johnny n’est pas en une et que mon marchand de journaux repère un article dans l’une ou l’autre des revues, il me la met de côté…

Je vous avoue que l’an dernier, on a tout de même été obligé de déménager afin de disposer d’une pièce entière plus spacieuse pour entasser mes objets et mes classeurs.Je m’enorgueillis aussi d’avoir amassé plus de 400 numéros de France Dimanche, dont les articles remplissent dix classeurs…

“Menacé de mort”

Le plus ancien remonte à 1971. J’ai une copie de l’article de une qui titrait : “Johnny menacé de mort.” A l’époque, c’est vrai, le père d’une fan lui en voulait effectivement à mort parce que sa fille avait fugué pour aller le voir en concert.

Je possède aussi un numéro très ancien de Frimousse Magazine, qui date du 1er octobre 1961, dont le titre était : “Johnny Hallyday, le blouson doré de la chanson.” Je l’ai trouvé grâce à un échange avec un autre passionné.

Je suis en relation continue avec une dizaine d’entre eux, éparpillés dans toute la France. Dès qu’un article dans la presse locale sort sur notre star préférée, on se téléphone.

Et puis j’écume aussi toutes les foires à la paperasse de la région.Je pense que Johnny est la personne qui titille le plus les collectionneurs. Nous sommes tellement nombreux à le suivre, à l’aimer. Moi, je suis fan depuis la première heure.

Et je sais comment la presse le traitait à ses débuts… Il était particulièrement critiqué. Les journalistes le voyaient d’un mauvais œil.

Il était différent des autres chanteurs de l’époque avec “son” rock’n’roll à lui. Et puis, petit à petit, les gens ont commencé à l’apprécier, et la presse a suivi le mouvement.

Paris Match a fait au moins 77 couvertures avec Johnny depuis 1962, Le Parisien, plus de 80 depuis 1989. France Dimanche et Ici Paris, des dizaines et des dizaines aussi…

Les magazines comme Closer ou Voici, je les classe à part car les infos et les photos qu’ils publient sur le chanteur ne sont pas toujours fiables, à mon avis. Je les garde tout de même pour les images.

Chaque article original est mis sous pochette plastique pour que le papier journal ne se détériore pas. Bien sûr, ils jaunissent parfois au fil du temps, même si je fais de mon mieux pour les protéger de la lumière. Pour moi, le papier est important. Il laisse une trace physique.

Chaque coupure est facilement accessible, car tout est bien répertorié. Je vais tout de même essayer de mettre tout ça en numérique un jour prochain… »

Alicia COMET

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