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Notre lapine a couru un semi-marathon pour retrouver son amoureux !

Publié le 9 novembre 2012

Ces adorables peluches étaient tellement prolifiques que leurs maîtres ont chosi de les séparer. Envoyée à 20 kilomètres de là, Pimpinette s'est enfuie de sa nouvelle maison pour rejoindre Pimpin.

« Tout le monde sait que des chiens ou des chats peuvent parcourir d'importantes distances pour retrouver leur maître. Et nous en sommes déjà bluffés ! Que dire alors quand ce type d'exploit concerne un lapine qui se lance dans un périple de plusieurs kilomètres pour retrouver son... amoureux ? Ça paraît incroyable ! Et pourtant, c'est ce que nous a réservé Pimpinette.

Tout a commencé il y a trois ou quatre ans, à l'époque mon fils, qui avait eu un accident de voiture, était en convalescence et Didier, mon compagnon, lui avait offert un lapin bélier pour lui tenir compagnie. Nous l'avons appelé Pimpin et, pour qu'il ait de l'espace, nous l'avons installé dans l'enclos des poules. Il s'y est tout de suite plu : il pouvait gambader tant qu'il voulait, creuser des tunnels et s'est même lié d'amitié avec toute ma troupe de gallinacées. Puis, au fil du temps, je me suis dit que Pimpin serait peut être heureux d'avoir une compagne.

Nous avons donc adopté à la SPA une femelle de son espèce que nous avons baptisé Pimpinette. Mais la passion dévorante qui s'est emparée de notre nouveau couple d'amoureux dès que nous les avons mis ensemble, a eu de sacrées répercussions ! Tous deux passaient en effet leur temps l'un sur l'autre, si vous voyez ce que je veux dire ! Et de cette “proximité charnelle“, sont nés des lapereaux par dizaines ! D'ailleurs, on en a offert à tout le monde : les membres de notre famille, les amis, les voisins, sauf que très vite nous avons fait le tour des adoptants disponibles !

Exploit

Aussi, craignant que Pimpin et Pimpinette continuent de procréer, car nous n'avions pas les moyens de les faire stériliser, nous avons decidé, la mort dans l'âme, de les séparer. Notre femelle irait chez Pascal, un ami qui habitait à une bonne vingtaine de kilomètres de chez nous. Amoureux des animaux, il s'est d'ailleurs fait un réel plaisir de l'accueillir dans son jardin et l'a tout de suite énormément choyée. Ça s'est pourtant mal passé. Au bout de deux semaines, il est venu à la maison pour m'apprendre que sa nouvelle locataire s'était enfuie ! Elle avait dû creuser un tunnel sous sa clôture. Il en était malade ! Quant à Didier et moi, nous avons évidemment eu beaucoup de peine.

Nous étions persuadés que Pimpinette allait se faire écraser par une voiture, tuer par un chasseur ou dévorer par un renard. Nous nous étions d'ailleurs fait une raison : nous ne la reverrions plus. Et pourtant ! Un mois plus tard, en ouvrant les volets de ma chambre, comme chaque matin, j'ai eu une sacrée surprise : au milieu de notre poulailler, dans lequel elle avait réussi à se faufiler, se trouvait Pimpinette ! C'était incroyable ! Comment avait-elle fait pour retrouver le chemin de notre domicile ? Comment avait-elle pu parcourir sans dommage plus de vingt kilomètres, ce qui représente une distance énorme pour un lapin ?

Mais surtout, qu'est-ce qui avait bien pu la pousser à réaliser cet exploit ? Chez notre ami Pascal, elle avait tout pour être bien. Elle n'avait donc aucune raison de le quitter ! Sauf peut-être pour retrouver Pimpin, sa moitié, dont elle était si proche, et qui devait trop lui manquer ! Car, en y réfléchissant, nous sommes effectivement parvenus à la conclusion qu'elle était revenue pour lui. Quelle étonnante preuve d'attachement entre ces deux animaux ! Même les vétérinaires auxquels nous avons parlé de notre aventure n'en revenaient pas : aucun n'a jamais entendu parler de cas similaire chez des lapins.

Depuis, nos deux “amoureux“ ne se quittent plus. Il nous a donc fallu prendre des mesure afin qu'ils ne puissent pas se reproduire comme auparavant. Et comme nous ne pouvons évidemment envisager de les séparer à nouveau, nous allons devoir nous résoudre à les faire stériliser même si cela représente pour nous un investissement financier important. Ce qui n'enlève cependant rien à la beauté de l'histoire que nos deux “tourtereaux“ nous ont fait vivre... ».

Propos recueilli par Thierry Lopez

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