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Rafaêl Rajabian : “A 10 ans, j’ai réalisé mon rêve : devenir acteur à Hollywood !”

Publié le 27 mai 2018

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Rafaêl Rajabian, jeune écolier en CM2, a déjà travaillé avec de nombreux grands comédiens. Avec son bagout et son adorable frimousse, sa carrière promet d’être aussi brillante que longue…

«Je voulais faire de la musique à 5 ans. Mais j’étais trop jeune pour le conservatoire, alors j’ai intégré la troupe des Petits rockeurs, par le biais de l’association La fabrique de talents, à Montrouge.

J’ai commencé le théâtre un an après, parce que j’avais dit à ma maman : je veux être comédien à Hollywood !

J’ai passé mon premier casting à 7 ans, j’ai un agent artistique, et je suis inscrit dans deux agences de mannequins.

Il m’arrive de travailler pour des publicités, mais j’aime moins poser pour des photos.

L’été dernier, j’ai participé à la World Championships of Performing Arts (WCOPA).

C’est la seule compétition internationale, créée en 1996, qui réunit les meilleurs artistes de plus de soixante-deux pays, dans différentes catégories : musique, chant, danse, théâtre, cirque, magie et mannequin.

C’était la chance de ma vie. Alors, j’ai envoyé une vidéo et des photos à Anastasia Gaï, la directrice nationale de WCOPA. Un coach m’a aidé à écrire un sketch en anglais, sur la différence entre les Américains et les Français.

J’étais le seul enfant sélectionné pour partir à Los Angeles avec quatorze finalistes français, j’en ai pleuré de joie, et maman aussi.

Je me suis dit : c’est le début d’une grande aventure.

Avant de partir, j’ai beaucoup répété, et le sketch a vraiment évolué. Mais, il a fallu trouver des sponsors, pour payer l’hôtel, le voyage : 7 500 € pour maman et moi. Notre ville d’Issy-les-Moulineaux a donné 1 000 €, et mon tonton Jo, très fier de moi, a été le premier à sortir son chéquier pour m’offrir 150 €.

Je regrette qu’il ne sache pas ce que je suis devenu depuis, car il est hélas récemment parti d’un cancer du poumon…

Champion

D’habitude, je n’ai pas le trac, maman est plus angoissée que moi. Mais, à Hollywood, devant les six personnes du jury, ça faisait “tic-tac” dans ma tête.

Mon deuxième sketch était une parodie d’une publicité Haribo. Presque tout le public a rigolé, j’étais rassuré.

Finalement, j’ai remporté deux titres de champion du monde junior dans les catégories acteur comique et acteur télé, et deux médailles de bronze en tant que mannequin.

Dès que j’ai appris la bonne nouvelle, j’ai aussitôt téléphoné à mon papa, et nous avons pleuré tous les deux. Je n’osais pas y croire. Sur un mur de ma chambre, il y a les photos des personnes que j’ai déjà rencontrées ces dernières années.

Laurent Ruquier m’avait invité aux Grosses têtes, fin 2015, où j’avais adoré donner la réplique à Chantal Ladsou. C’était la première fois qu’un enfant était invité.

Grâce à Édouard Pluvieux, auteur des textes de Kev Adams, j’ai parlé avec Kev, dans les coulisses de son spectacle avec Gad Elmaleh. Ken est mon acteur préféré. En une seconde, on était déjà pote !

J’ai connu Arthur grâce à une caméra cachée. Plein d’enfants ont été piégés, comme moi dans un magasin, avec la complicité de leurs parents pour l’émission Les invisibles, diffusée sur TF1, fin janvier 2016.

Plus tard, j’ai tourné six jours pour le film Radin !, de Dany Boon. Cette expérience m’a marqué, parce que Dany était très gentil et très simple. Il parlait toujours en ch’timi pour blaguer. C’était super. Il m’a félicité en me disant : “Continue comme ça, tu vas aller loin !

Maintenant, je rêve de tourner un film à Hollywood, avec Brad Pitt ou Tom Cruise. J’aimerais avoir une grande maison pour accueillir toute ma famille, qui croit en moi. Ce n’est pas pour me vanter, mais on me dit souvent que j’ai du talent. Je suis le seul artiste à la maison.

Trop timide, ma sœur Mélinée, 14 ans, préfère l’équitation. Maman est responsable comptable, et papa est sertisseur en haute joaillerie, mais il sait jouer de l’accordéon et du piano.

À l’école, je suis discret et bon élève, car mes parents m’ont prévenu : si tu ne travailles pas, tu arrêtes tout. Alors, je réserve ma passion aux mercredis après-midi, aux samedis, et très rarement aux dimanches ou aux vacances. »

Anita BUTTEZ

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