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Vanille, pour toujours...

Publié le 30 juillet 2012

Aujourd'hui, ce n'est pas mon histoire mais celle d'un petit ange parti trop tôt dont j'aimerais vous parler. Vanille, adorable petite chienne chihuahua est décédée à tout juste un an et quelques mois, des suites d'un accident. Je me souviens encore de ce jour où mes yeux se sont posés sur toi, Vanille. Lors de cette exposition parisienne de chiens et chats de concours où tu étais avec ton éleveuse, tout de suite je t’ai aimée, tout de suite j'ai su que c'était toi. Une fois tous les papiers signés je t’ai ramenée à la maison avec moi. Là, tu as fait la connaissance de Bebou, Lilou et Buddy les autres animaux de la maison qui sont bien vite devenus tes nouveaux amis. Ta nouvelle famille.

Les mois ont défilé et malgré tes bêtises et ton caractère bien trempé tu étais la princesse de ta maman. Que dis-je, tu étais la princesse du quartier tout entier. Toi, si belle et pleine de vie mon bébé, tu étais ma fierté.
Malheureusement un après-midi, tandis que je te regardais jouer dans le canapé avec les animaux, tu as soudain chuté devant mes yeux contre cette table basse. Tu étais blessée et je t’ai conduite aux urgences.

A ce moment, ma vie a basculée. Très vite, le vétérinaire m’a appris qu’il avait peu d'espoir pour toi. Ton cerveau était touché. Qu’importe, ensemble nous nous sommes battues contre le coma, contre ta perte de la vue, contre ton handicap qui t’empêchait de marcher et de te relever. Ensemble, on y est arrivé. A force d'amour et de tendresse tu as retrouvé ta force et ta joie de vivre. Tu étais une battante et chaque jour était pour toi un nouveau défi sur ton handicap. C’est à ce moment-là que j’ai perdu mon travail. Je ne me consacrais plus qu’à toi. Chaque jour était un combat pour que tout aille mieux pour toi. Au bout d’un certain temps, tu courais de nouveau tu étais de nouveau heureuse…

L’embellie, hélas, fut de courte durée. Ton état redevenu stable s’est à nouveau détérioré. Toute la famille s'est endettée pour payer tes soins, tes scanners, pour savoir ce qu'avait ton cerveau. On s'accrochait. Même si je devais passer des jours à te nourrir et te donner à boire avec une simple pipette je le faisais, pour toi.
Et puis, une nuit, à la maison, tout s’est détraqué. Ton cerveau s'est comme bloqué, te privant de repos, te forçant à courir et à tourner en rond sans raison valable. J'ai tenté, en vain, de te calmer de t'apaiser. Je n’y suis jamais parvenue. Sans véhicule, je ne pouvais te conduire vers un médecin. J'ai dû me résoudre à prier pour que la nuit t'aide et que tout se calme. Il n’en fut rien. Au petit matin, tu étais dans un sale état et tu souffrais. Je t'ai amenée aux urgences comme j'ai pu, le plus vite possible. Mais une fois arrivés là-bas, je n'avais plus le choix. Il fallait bien se rendre à la triste évidence : tu mourrais doucement. Il a alors fallu se résoudre à te donner cette piqûre, celle qui nous séparerait pour toujours mais te rendrait ta liberté. Celle grâce à laquelle tu ne souffrirais plus. C'était le 16 Mai dernier.

Cela fait aujourd'hui deux mois que tu es au ciel. Tu fais partie des anges maintenant. Ton urne et tes cendres trônent dans le salon et chaque fois que mon regard se pose dessus, mon cœur se tord. Je sais que tu es mieux où tu es et que tu ne souffres plus. Mais si tu savais comme cela fait mal. A tout juste 22 ans, j'ai l'impression d'avoir perdu une partie de moi. Tu était si jeune, c’est si injuste de voir partir un bébé qui ne faisait que jouer et s'amuser. Tu étais et tu resteras toujours ma fille Vanille. Je t'aime ♥

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