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Vie pratique

Laurent Cabrol : Ils nous font tant de bien !

Publié le 18 mai 2019

La sylvothérapie est une pratique ancestrale qui regagne du terrain : méthode naturelle, elle contribue au bien-être moral et physique !

Les amoureux de la nature le considèrent comme le point central de notre philosophie, de notre réflexion et aussi de notre santé.

Il occuperait même, si l’on en juge par les expressions qu’il engendre, une place essentielle dans notre vie : l’arbre de lumière, généalogique, celui du bonheur, du temps… J’ai aussi déjà évoqué dans France Dimanche (n° 3734) son extraordinaire pouvoir énergétique quand on enlace son tronc – le tree hugging, comme disent les Anglais.

Le livre de Stéphane Krebs, intitulé Les bienfaits magiques des arbres, paru aux éditions Favre, insiste sur les capacités extraordinaires de ces êtres vivants, et notamment sur leurs effets thérapeutiques. Ainsi le bouleau soulagerait les ulcères et les calculs rénaux, le chêne serait antiseptique, le lierre lutterait contre la toux, l’acacia contre les calculs biliaires, l’amandier contre les insuffisances hépatiques et le châtaignier combattrait la coqueluche. Le saule – aux vertus fébrifuges avérées – atténue aussi les aigreurs d’estomac, le tilleul ferait baisser la fièvre…

D’ailleurs, comment ne pas y croire quand on sait qu’une grande partie des médicaments que nous ingérons est issue de plantes médicinales.

Dans son livre remarquable, Stéphane Krebs évoque aussi les vertus morales de nos géants des forêts. Le charme a un nom qui lui va à ravir : la silhouette élégante de cet être fort aurait d’ailleurs généré l’expression « se porter comme un charme ». Comme dirait l’auteur, « les personnes qui se placent sous son aile tombent sous son charme ».

Le noyer aime quant à lui la solitude, et son feuillage dense et bouclé symbolise la longévité, la passion et la générosité. L’érable est pour sa part un symbole de liberté, d’indépendance. Sa présence à nos côtés remonterait le moral et aiderait les convalescents à retrouver la forme.

Stéphane Krebs en est persuadé : les arbres sont vivants, nous guideraient et nous protégeraient. Capables d’émotions, ils ont une vie sociale et communiquent entre eux.

Le livre pose également une question : les arbres des villes sont-ils plus robustes que ceux des champs ? La réponse n’est pas évidente. En effet, si nos arbres urbains sont certes plus abrités, ils disposent de moins d’espace pour croître. Cela étant, on le sait, ils régulent les températures et accroissent le taux d’humidité de l’air. Bref, ils assurent notre bien-être moral et physique. Mais bien d’autres vertus peuvent leur être attribuées : ils améliorent le micro­climat, contribuent à la pureté de l’air, fixent les poussières, retiennent l’eau de pluie, atténuent les nuisances sonores, protègent du vent…

L’auteur s’amuse enfin à imaginer l’arbre du futur. Selon lui, ils seront probablement de taille moyenne (de 5 à 8 mètres), et plus nombreux dans les villes afin d’en tempérer le climat. Et pourquoi pas naturellement luminescents, pour éclairer les avenues ? Dans tous les cas, ils s’adapteront à notre environnement et seront le support de notre survie.

« Si les arbres étaient des êtres humains, conclut Stéphane Krebs, l’histoire les considérerait comme des héros ». Une pensée à méditer…

L’effet papillon

Après La vie secrète des arbres et La vie secrète des animaux, l’auteur allemand de ces best-sellers consacre son nouvel ouvrage Le réseau secret de la nature  aux phénomènes d’interdépendance au sein du milieu naturel. Passionnant !

Laurent CABROL

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