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Vie pratique

Laurent Cabrol : Prenons soin des orchidées sauvages !

Publié le 30 juin 2018

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Contrairement aux espèces tropicales qui font partie de la famille la plus riche du monde végétal avec pas moins de 25 000 variétés, celles que l’on trouve dans nos campagnes sont encore bien méconnues…

Savez-vous qu’il existe dans nos champs pas moins de 160 variétés d’orchidées sauvages ?

Rien à voir avec celles que nous achetons dans le commerce, qui viennent des pays tropicaux.

Vous-même, où que vous soyez, pouvez les admirer dans leur environnement car elles sont présentes dans toutes les régions.

La plus connue est l’Orchis purpurea, que vous trouverez dans les zones humides ou au bord des chemins. 

Inutile d’être un botaniste chevronné pour les identifier.

Elles se remarquent généralement à leur couleur, la forme de leur fleur et leur taille.

En fait, elles ressemblent étonnamment à l’orchidée de serre ou tropicale.

Ces sauvageonnes aiment le calcaire, les sous-bois, les friches, les talus et les prairies maigres, que l’on retrouve un peu partout en France.

Hélas ces fleurs sont menacées. Sur les 160 espèces répertoriées, 27 sont en train de disparaître, et 36 sont en passe de suivre la même destinée. Et ce, pour plusieurs raisons…

Ne les cueillez pas !

Tout d’abord parce que les prairies, les landes et les tourbières sont régulièrement détruites.

C’est pourtant là qu’elles se reproduisent. Ensuite, il faut savoir que le pastoralisme (mode d’exploitation agricole fondé sur l’élevage en pâturages naturels) se raréfie.

Les moutons et les chèvres n’étant plus là pour « nettoyer » la végétation, ces espaces sont peu à peu envahis par les broussailles, puis la forêt, et les orchidées n’ont alors plus aucune chance d’y trouver leur place.

L’orchidée, qui a besoin de lumière, ne peut s’épanouir dans des forêts ombrageuses.

La pollinisation qui diminue est également un gros problème. Les insectes qui s’en chargent sont hélas de plus en plus rares. 

Quant aux bords de route où ces ravissantes fleurs peuvent trouver refuge, ils sont souvent fauchés prématurément.

Et généralement au printemps, pendant la floraison. Messieurs les maires, soyez gentils d’attendre début juillet pour nettoyer les fossés !

Pour éviter leur disparition, de nombreuses mesures sont encore à prendre.

Chers lecteurs, soyez donc raisonnables et veillez à ne pas les cueillir, ou alors avec parcimonie, pour leur laisser une chance de se multiplier.

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 Soignez-les pendant l’été !

Avec les orchidées tropicales, la difficulté c’est de s’adapter car chaque variété a des appétits différents en lumière et en eau.

Les plus répandues sont les cattleyas. Il en existe une soixantaine d’espèces, ainsi que d’innombrables hybrides et variétés.

Pour elles, il faut les laisser à l’ombre à la mi-journée pendant quelques heures.

C’est avec la lumière matinale (orientée à l’est) qu’elles poussent le mieux en été. Ensuite il leur faut quelques éclaircies dans la journée.

En somme, trop de soleil peut leur être fatal et le manque de lumière peut les empêcher de refleurir.

La température idéale est entre 18 et 20 degrés.

Si vous avez des phalaenopsis, vous pouvez les sortir durant l’été sur votre balcon. Choisissez toujours un endroit lumineux, mais sans soleil direct.

En général, vous pouvez vaporiser vos orchidées d’eau tous les jours, et les arroser largement deux fois par semaine, à condition de les égoutter ensuite pour que l’eau ne stagne pas dans le pot. 

Je ne vous donne ici que quelques conseils généraux car, vous l’aurez compris, il est vraiment important de s’adapter à chaque variété.

Les Cattleyas, le genre le plus répandu.

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Wanted !

Les municipalités ne savent plus quoi inventer pour lutter contre les incivilités.

La mairie de Mondeville (Calvados) a eu une idée pour le moins percutante afin d’inciter les propriétaires à ramasser les déjections de leur chien.

En effet, une campagne pleine d’humour a été lancée pour combattre ce fléau.

Les photos de trois toutous recherchés par la police municipale ont été placardées un peu partout dans les rues de la ville, pour avoir fait leurs besoins sans que leurs maîtres respectifs aient cru bon de les récupérer.

Espérons que la drôlerie de ces affiches fasse réagir les propriétaires de ces adorables boules de poils, qui sont seuls coupables.

Rappelons tout de même que l’amende encourue dans toute la France pour non-ramassage de crottes peut aller jusqu’à 150 euros !

Laurent CABROL

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