France Dimanche > Vie pratique > Laurent Cabrol : Un chat au poil !

Vie pratique

Laurent Cabrol : Un chat au poil !

Publié le 6 octobre 2018

1535038244_cabrol-new

Certains le considèrent comme le plus beau félin du monde, d’autres comme le plus laid. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Vous l’adorez ou le détestez.

Une chose est sûre, ce félin ne laisse personne indifférent.

Il existe trois variétés de chats sans poils, glabres, en quelque sorte.

D’origine russe, le peterbald est le résultat d’un croisement entre un donskoy et une femelle oriental shorthair.

Ses oreilles, grandes et larges à la base, prolongent le triangle formé par la tête, les pommettes sont saillantes, le crâne plat, ses yeux sont en amande, bleus ou verts (voire même impairs – on dit vairons pour les humains – chez les chats à la peau blanche) ; la queue est longue et fine, les pattes hautes, l’encolure déliée.

Celui qui figure sur les photos ci-dessus pèse environ 4 kg.

C’est le chat de Laurence, une lectrice de France Dimanche. Et si je vous dis qu’elle l’a appelé « Beau Gosse », vous devinerez sans mal qu’il est pour elle la huitième merveille du monde…

Si vous souhaitez vous aussi en acquérir un, il faut vous adresser à un éleveur.

Il n’en existerait que quatre en France, référencés sur le site www.chatsdumonde.com 

Sachez qu’outre le peterbald, il y a deux autres races de chat sans poils : le sphynx (originaire du Canada) et le donskoy.

Ces derniers seraient assez rares chez nous.

Crème solaire

Certaines précautions sont à prendre pour ces races de chats, eu égard à leur constitution, notamment lorsqu’ils s’exposent au soleil.

Il est en effet conseillé de leur appliquer au préalable une crème solaire pour éviter, tout comme chez l’être humain, de dangereux coups de soleil.

Lorsque les températures baissent sérieusement en hiver, mieux vaut les couvrir, pour leur éviter un coup de froid, même si leur peau est plus épaisse que celle d’un chat poilu.

Celle-ci sécrète d’ailleurs plus de collagène et de sébum que chez leurs congénères.

Il est donc préférable de les doucher deux fois par mois avec un shampooing spécifique.

Un point commun unit ces trois races, outre leur robe imberbe : ils ont bon caractère. Ils sont particulièrement affectueux et détestent la solitude.

Bavards, on les dit même hyperactifs.

Ce sont de vrais… « peaux de colle » !
 

Bon à savoir

Contrairement aux apparences, le chat sans poils n’est pas hypoallergène puisque les personnes souffrant d’allergies aux chats réagissent en réalité à leur salive ou à leur sébum.

Il est toutefois bien mieux toléré qu’un félin classique car aucun poil n’est dispersé dans l’air.

Le prix de ces trois races de chat varie entre 700 € et 1 330 € (prix moyen).
 

- - - - - - - - - -

Mon animal s’est perdu, que puis-je donc faire ?

Début juillet, je mettais en avant le comportement ignoble des maîtres qui abandonnent lâchement leur animal à l’approche des vacances.

D’autres propriétaires regrettent tout simplement que leur chien, ou leur chat, disparaisse sans qu’ils l’aient voulu.

Pour ceux-là, voici quelques conseils pratiques :

  •  Essayez de l’appeler le plus régulièrement possible aux moments les plus calmes de la journée et tentez de reproduire un bruit qu’il connaît bien.
     
  •  Contactez le service d’identification des carnivores domestiques (0 810 778 778, 0,05 €/min + prix appel), du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30.
     
  •  Appelez ensuite les vétérinaires de votre ville ou des alentours ainsi que les refuges. Pensez aussi à appeler votre mairie.
     
  •  Mobilisez également votre réseau internet. Via Facebook, Twitter ou un forum animalier, faites passer la description de votre animal.
     
  •  Le bouche-à-oreille ne doit pas être négligé. Passez des annonces avec la photo de votre chat, son nom, son âge, sa description et placardez des affiches partout où vous pouvez : vétérinaires, commerces, lampadaires, animalerie, etc.
     
  •  N’hésitez pas à contacter le journal de votre agglomération.

- - - - - - - - - -

Quelle histoire !

Si vous ne savez pas quoi lire en cette fin d’été, plongez-vous dans l’histoire de ces compagnons de misère des braves soldats de la Première Guerre mondiale !

Anes, vaches, chameaux, dromadaires, chiens de traîneau ou encore cet ours devenu la mascotte d’un régiment russe : des héros oubliés, au destin, pour la plupart, catastrophique.

Bêtes de guerre, 1914-1918,
de Patrick Bousquet et Michel Giard,
éd. De Borée, 21 €.

Laurent CABROL

À découvrir