France Dimanche > Vie pratique > Octobre rose, Cancer du sein : mieux vivre la maladie

Vie pratique

Octobre rose, Cancer du sein : mieux vivre la maladie

Publié le 21 octobre 2015

À l’occasion de la campagne d’information Octobre rose, Caroline Cotinaud, qui a affronté ce fléau du cancer du sein, partage dans un livre choc de précieux conseils pour mieux surmonter cette épreuve.À l’occasion de la campagne d’information Octobre rose, Caroline Cotinaud, qui a affronté ce fléau du cancer du sein, partage dans un livre choc de précieux conseils pour mieux surmonter cette épreuve.À l’occasion de la campagne d’information Octobre rose, Caroline Cotinaud, qui a affronté ce fléau du cancer du sein, partage dans un livre choc de précieux conseils pour mieux surmonter cette épreuve.À l’occasion de la campagne d’information Octobre rose, Caroline Cotinaud, qui a affronté ce fléau du cancer du sein, partage dans un livre choc de précieux conseils pour mieux surmonter cette épreuve.À l’occasion de la campagne d’information Octobre rose, Caroline Cotinaud, qui a affronté ce fléau du cancer du sein, partage dans un livre choc de précieux conseils pour mieux surmonter cette épreuve.

Malgré les progrès de la science, le cancer continue de faire peur. En 2012, les médecins ont diagnostiqué un cancer du sein à un stade très avancé chez Caroline Cotinaud, aujourd’hui âgée de 64 ans.

Celle-ci décide alors de lutter en positivant, en prenant soin d’elle, en profitant de la vie et en gardant le sourire. Aujourd’hui convalescente, elle a écrit un livre, au formidable succès, pour accompagner les malades.

Dans cet ouvrage truffé d’infos, l’auteure prône l’optimisme afin de supporter « le moins mal possible » l’annonce de la maladie, les traitements et un quotidien douloureux… Voici ses principales recommandations.

Caroline CotinaudExperte livreNOTRE EXPERTE

“Ma principale recommandation est de positiver
et de garder le sourire en toutes circonstances.”
Caroline Cotinaud, auteure d’Un cancer et alors ?
Ou comment garder (quand même) son moral, son énergie et son sourire
, aux Éditions du Rocher, 19 €

(dont 1 € reversé à l’association Le Cancer du sein, parlons-en !).
Pour suivre notre experte sur Facebook : www.facebook.com/caroline.cotinaud

Positiver
Pour ne pas se laisser submerger par l’angoisse à l’annonce du cancer, il faut se répéter que 90 % des femmes s’en sortent ! Et se dire que la mastectomie, si difficile à accepter soit-elle, doit s’accompagner de la perspective d’une reconstruction mammaire. De même, la chimio­thérapie, redoutée pour ses effets secondaires (fatigue extrême, nausées, perte des cheveux), doit être perçue, selon Caroline Cotinaud, comme un « élixir de vie » et non comme l’injection d’un poison. « La pilosité, contre laquelle on a tant lutté, nous laisse enfin tranquilles. Avec un cancer, c’est épilation intégrale garantie », ajoute-t-elle.

En parler
Pour partager ce fardeau, il faut en discuter, avec un proche à l’oreille attentive ou avec un psy. L’idéal serait que cet interlocuteur vous accompagne lors des examens préliminaires pour vous éviter d’affronter seule cette épreuve.

Manger, boire et voir ses amis
Avant les traitements, accordez-vous tous les plaisirs de la gourmandise : un restaurant gastronomique, un dîner entre amis, un petit verre de vin (à proscrire pendant la chimiothérapie). Des moments tellement profitables au moral ! À faire aussi : s’offrir le vêtement dont vous avez envie.

Faire des câlins
Quand on a la chance de ne pas être seule, on apprécie les gestes de tendresse de ses proches et les câlins de son compagnon : le corps libère alors des endorphines, bonnes pour le moral ! Le conseil de Caroline : « Profitez-en, les filles, car pendant la chimio ou la radiothérapie […], Foufounette chérie aura la migraine tous les soirs… »

Celles qui ont besoin d’une écoute bienveillante trouveront de nombreux groupes de parole sur Internet : Le Cancer du sein, parlons-en !, Cancer et partages, La Chaîne rose, etc. Contactez-les !

Lever le pied côté travail
« Il faut concentrer toute son énergie : prenez les quatre mois d’arrêt au minimum, sauf si vous voulez, à vos risques et périls, jouer les héroïnes en allant à tout prix au bureau, au risque d’y attraper une infection », explique Caroline Cotinaud.

Prendre un antidépresseur
À l’annonce de la maladie, « acceptez la prescription d’un antidépresseur et commencez le traitement au plus vite », préconise l’auteure. L’effet se fera sentir au bout d’une vingtaine de jours. « Ce traitement vous aidera à prendre du recul et à avancer vers la guérison », raconte la fringante sexagénaire. Une fois l’espoir et le tonus revenus, on peut le jeter à la poubelle !

Fuir les ondes négatives
Les médecins le confirment : certains compagnons prennent la poudre d’escampette dès l’annonce de la maladie et certaines femmes décident de les quitter une fois guéries et reconstruites. Côté amis, ceux qui ne savent pas quoi dire ou faire disparaîtront d’eux-mêmes. « À vous aussi de vous préserver en faisant le tri parmi eux : ne gardez que les bienveillants ! » recommande Caroline.

L’après : on en profite sans modération !
Une fois les traitements terminés, les cheveux repoussent, la fatigue s’atténue, l’appétit revient, comme la libido ! Cette épreuve renforce la personnalité, donne une autre vision de la vie dont on savoure alors chaque instant.

« Derniers conseils impératifs pour l’après », selon l’auteure : « Ne jamais négliger son suivi médical, ne pas s’affoler au moindre bobo mais consulter quand même, faire de l’exercice physique et, surtout, se faire plaisir ! »

TEMOIGNAGES

Emma“J’ai compris que je dois jouir de la vie !”
Emma, 36 ans, Château-Thierry (02400)
« En 2013, je me suis fait refaire les seins. Après l’opération, j’ai remarqué une grosseur au niveau d’un mamelon. Le chirurgien m’a fortement conseillé d’attendre six mois avant de passer une mammographie, pour éviter de faire éclater la prothèse. Fin janvier 2014, divers examens ont révélé que j’avais deux tumeurs cancéreuses au stade III sur IV. Tout s’effondrait. J’ai subi une ablation, suivi des séances de chimiothérapie, puis de radiothérapie. L’équipe, formidable, m’a sauvée ! Grâce au livre de Caroline Cotinaud, j’ai gardé le moral et continué à travailler durant les soins. J’ai évité de fréquenter ceux qui s’apitoyaient sur mon sort. Je n’ai rien montré de mes faiblesses. Je vivais normalement, j’invitais des amis à dîner, je partais en voyage, je skiais… En juin, on m’a reconstruit le sein. Aujourd’hui, je ne vois pas la vie de la même manière. J’encourage les femmes touchées par cette maladie à choisir un cancérologue avec lequel elles se sentent bien, à garder une activité professionnelle, à profiter de leurs enfants et à jouir de la vie ! »

Clara“J’ai retrouvé de l’énergie en me battant ! ”
Clara, 31 ans, Montpellier (34000)
« Mon fils aîné a développé une tumeur au cerveau en 2009. Deux ans plus tard, lorsque ses traitements m’ont laissé un peu de répit, j’ai voulu me faire refaire les seins. Lors de la mammographie de contrôle, un cancer très avancé a été découvert. J’ai été opérée dans les quinze jours puis j’ai suivi une radiothérapie. Aujourd’hui, je continue à être surveillée médicalement et mon fils est en rémission. Je recommande aux femmes d’être à l’écoute de leur corps, de consulter au moindre doute, de parler de leurs craintes à leurs conjoints, à leurs proches. Ne pas hésiter à se faire aider : psy, acupuncture, ostéopathie, homéopathie… Et prendre soin de soi : se remettre au sport – ce qui diminue le risque de rechute –, se rendre chez l’esthéticienne, se faire belle… Et on reste positive, car on en guérit ! Je dirais même que le cancer du sein m’a donné une énergie folle. J’ai en effet eu un troisième enfant que j’ai allaité, alors que tous les médecins me disaient qu’une grossesse était déconseillée et l’allaitement impossible. Tout est possible ! »

Florence Heimberger

À découvrir

Sur le même thème