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PRATIQUE : Halte aux dépôts sauvages !

Publié le 15 mai 2022

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Bien que la pratique soit interdite par la loi, les déchets abandonnés sur la voie publique ne cessent de croître, au point d'être devenu un inquiétant fléau qui défigure notre pays…

Entre les grèves des éboueurs qui surviennent dans de nombreuses grandes agglomérations, comme Paris et Marseille, les entreprises de travaux publics qui abandonnent leurs gravats sur le trottoir, sans parler des garagistes qui déversent leurs vieilles huiles de vidange le long des routes, les PME de chimie qui se débarrassent de produits toxiques dans les forêts, ou les particuliers qui déposent baignoires, toilettes, sacs de plâtre et appareils électroménagers usagés sur la voie publique…, la France est en train de devenir une véritable décharge publique à ciel ouvert !

Le dépôt sauvage, qui consiste à jeter ses ordures dans un espace non dédié, à même la rue, est un delit qui explose. Aucune localité – que ce soit un village de 200 habitants ou une ville telle que Paris – n'est épargnée. Commissaire, comment venir à bout de cette incivilité qui vise à se débarrasser de son « trop-plein » en ne tenant compte ni de la nature ni des lois ni des gens ?

135 à 15 000 : C'est en euros le montant d'une amende pour un dépôt sauvage.

Mon avis : une loi dissuasive ! 

C'est bien parce que les autorités ont fait preuve d'un grand laxisme que ce phénomène a pris tant d'ampleur. Le moyen le plus efficace semble être de doter les lieux de décharge sauvage de caméras discrètes, comme celles utilisées pour suivre les animaux. Bien des communes ont été réticentes à engager cette dépense mais, aujourd'hui, le coût du nettoyage leur revient bien plus cher. Certaines villes équipées en caméras identifient les contrevenants et leur ramènent leurs déchets ! Mais le principe est plutôt l'amende et, bien entendu, le coût du nettoyage, d'autant que les contraventions sont réclamées par les services fiscaux, lesquels disposent de pouvoirs étendus en matière de recouvrement.

Ce comportement coupable n'est pas tolérable, car de très nombreuses communes ont mis en place un service d'enlèvement des encombrants : soit selon un calendrier régulier de ramassage à domicile, soit par rendez-vous avec les services communaux. Les maires peuvent maintenant se montrer bien plus sévères grâce à une loi du 15 février 2020 qui les autorise à infliger une amende importante, à enjoindre le nettoyage des lieux des endroits dégradés et à la remise d'une consignation au comptable public (art. L.541-3 du code de l'environnement). Enfin une bonne loi, très dissuasive !

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