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PRATIQUE : Urgences hospitalières, l’été meurtrier !

Publié le 21 juillet 2022

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Effets conjugués de la radiation des soignants qui ont refusé le vaccin anti-Covid et des fermetures des lits : nos hôpitaux risquent fort de ne plus pouvoir accueillir les cas graves cet été, période pourtant tendue…

L’heure est grave dans les services d’urgence sur l’ensemble du territoire : accueil saturé, manque dramatique de médecins de garde et d’infirmiers, insuffisance du nombre de lits… La liste est longue et les problèmes s’accumulent à tel point qu’en province, dans les villes de moins de 20 000 habitants, des urgences ferment la nuit !

Les soignants, eux, tirent désespérément le signal d’alarme. Sont-ils seulement entendus ?

“Mission flash”

Le président de la République, face à la gravité de la situation, a confié une « mission flash » au docteur François Braun du syndicat Samu-Urgences, qui doit rendre ses conclusions fin juin. Mais l’été s’annonce meurtrier pour les grands blessés qui risquent de pâtir de ces manques. Qu’en pensezvous commissaire ?

Mon avis : Des moyens pour l’hôpital !

Depuis des années, j’entends les responsables des hôpitaux alerter les pouvoirs publics des dangers des suppressions de lits et de postes, sans qu’il n’y ait de solution apportée par l’État.

La pandémie que nous subissons a mis à mal ce qui nous restait de fonctionnel. Le gouvernement n’a tenu aucun compte des leçons qu’il aurait dû tirer de la première vague du Covid, puisque l’on a envoyé des patients en Allemagne, faute de moyens chez nous. Pire ! il aurait supprimé 5 700 lits de plus ces deux dernières années. Du délire !

Les urgences sont plus que saturées, médecins et soignants doivent s’occuper de plusieurs dizaines de patients par jour, comme à La Timone à Marseille. Des personnels qui ne comptent plus leurs heures, pour des salaires dérisoires et qui, on le comprend, s’enfuient vers le privé.

Emmanuel Macron a annoncé des mesures immédiates pour conserver des personnels soignants dans les établissements hospitaliers publics : heures supplémentaires payées doubles, entrée en fonction des élèves infirmiers qui terminent leur formation ce mois-ci, possibilité aux soignants retraités de cumuler pension et salaire.

Mais le président se refuse à débloquer de vrais moyens financiers pour revoir complètement les statuts et les rémunérations des soignants. C’est du replâtrage, pire même, de l’amateurisme et de la désinvolture ! Non, ce n’est plus acceptable, d’autant qu’il s’agit de la vie même de nos concitoyens !

120 C’est le nombre de centres du Samu qui tournent au ralenti faute d’effectifs suffi sants (Samu, 2022).

Commissaire Venere

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