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SANTÉ : AVC, comment le reconnaître et l'éviter ?

Publié le 6 novembre 2021

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Avec 150 000 personnes touchées chaque année en France, l'accident vasculaire cérébral est la troisième cause de mortalité, après les cancers et les cardiopathies. À l'occasion de la journée mondiale (le 29 octobre dernier), voici les conseils pour mieux s'en prévenir.

L'accident vasculaire cérébral survient lorsque le flux sanguin rencontre un obstacle (caillot de sang) qui bloque son passage vers le cerveau, ou par hémorragie (vaisseau rompu) ce qui le prive d'un apport vital en oxygène. Les effets d'un AVC sont souvent permanents car les cellules cérébrales mortes ne sont pas remplacées.

Le conseil est d'agir très vite car l'AVC est responsable de la perte de millions de neurones chaque minute et de séquelles (paralysie, troubles du langage, de la vision). Les femmes sont plus touchées que les hommes, certaines hormones connues pour influencer la coagulation du sang et le développement des vaisseaux sanguins sont absentes chez ces derniers.

LES SIGNES AVANT-COUREURS

1. Perte de la force et/ou de la sensibilité dans un bras, une jambe, d'un côté du corps ou de la moitié du visage.

2. Difficulté subite à trouver ses mots ou à les exprimer, à suivre une conversation ; impossibilité d'avaler sa salive.

3. Trouble soudain de l'équilibre et de la marche, chute brusque.

4. Perte immédiate de la vision d'un œil ou vision double, sensation d'éblouissement.

5. Maux de tête violents et étourdissements.

SUIVANT LES SYMPTÔMES

Au moindre doute quant à ces signes révélateurs, appelez ou faites appeler le 15 ou le 112, les premières heures qui suivent sont cruciales : un traitement doit être mis en place. Ainsi, l'injection de produits qui vont dissoudre le caillot de sang doit absolument se faire dans les 4 h 30 maximum suivant les symptômes. Dans certains cas, les chirurgiens ont recours à une « thrombectomie », opération qui vise à extraire le caillot mécaniquement. Elle peut être effectuée dans les 24 heures qui suivent l'AVC mais ici encore, le plus tôt est toujours le mieux.

À noter que dans un cas sur cinq, l'AVC est en fait précédé par un accident ischémique transitoire (AIT) au cours duquel les signaux d'alerte sont les mêmes mais qui ne durent que quelques minutes. « La prise en charge de ces AIT dans les 48 heures permet d'éviter dans la grande majorité des cas la survenue d'un AVC plus grave », indique le Pr Amarenco.

LA PRÉVENTION

Les vaisseaux sanguins du cerveau forment une sorte d'arborescence dont les branches, mêmes les plus petites, doivent rester en bon état de marche. L'activité physique régulière permet de conserver un bon état vasculaire : ces branches restent souples et le cerveau est alors bien nourri.

Alicia COMET, Caroline BERGER

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