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SANTÉ : Pour oublier Alzheimer...

Publié le 21 septembre 2021

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Voici quelques conseils pour décrypter le fonctionnement de cette terrible maladie dégénérative et apprendre à agir au quotidien afin de la repousser, en prévention.

Une mémoire infidèle, l’impression d’avoir le cerveau en compote, la sensation de ne plus reconnaître sa mai-Uson, ses proches, de perdre son identité… Si la maladie d’Alzheimer fait peur, d’autant plus qu’il n’existe toujours pas de traitement, une hygiène de vie adaptée réduit les probabilités de la développer et diminue aussi les risques d’apparition d’autres affections dégénératives (cancers, maladies cardiovasculaires).

EN CHIFFRES

Environ 1 175 000 Français sont atteints. 225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année dont 33 000 ont moins de 60 ans. 15 femmes pour 10 hommes sont touchées à 65 ans ; à 85 ans, le rapport s’élève à 30 femmes pour 10 hommes. En 2050, 1 Français sur 10 pourrait être concerné.

3 QUESTIONS AU Dr JEAN-PAUL CURTAY

Membre de l’académie des sciences de New York, pionnier de la nutrithérapie en France, auteur du livre Vous n’aurez pas Alzheimer coécrit avec Véronique Magnin (éditions Leduc.S).

Comment expliquer le fonctionnement de la maladie d’Alzheimer ?

C’est une maladie dégénérative dont la fréquence augmente avec l’âge. En vieillissant, tout le monde perd des connexions entre les cellules nerveuses, les synapses, et des neurones, en particulier dans l’hippocampe, centre de la mémoire immédiate. Des protéines altérées (dites bêta-amyloïdes et tau) se collent les unes aux autres, forment des « fagots », qui entravent le bon fonctionnement des neurones et peuvent mener à leur mort. Une des plus grandes découvertes de ces dernières années est que ces protéines pathogènes sont capables de s’exporter de neurone en neurone, comme les prions de la maladie de la « vache folle » et gagner ainsi de plus en plus d’aires du cerveau, compromettant de plus en plus de capacités, jusqu’à la démence.

Quels sont les facteurs de risque ?

L’hérédité n’est en cause que dans 3 % de cas et chacun peut demander la recherche d’un gène appelé ApoE4 qui annonce une prédisposition contre laquelle il est possible de lutter grâce à des programmes de prévention. Le surpoids, le diabète, l’hypertension, l’inflammation liée notamment à l’alimentation, une exposition forte à la pollution, au stress (lui aussi inflammatoire), la sédentarité, la carence d’activités intellectuelles, culturelles et sociales ont aussi un impact. La maladie s’installe silencieusement plusieurs dizaines d’années avant le premier symptôme.

Que faire quand on vient d’apprendre qu’on est atteint par cette maladie ?

De plus en plus d’études ont permis de découvrir qu’une maladie d’Alzheimer débutante n’est pas une condamnation à la perte de son identité et de son autonomie. Toutes les mesures préventives sont alors à amplifier, ainsi que les doses et le nombre des compléments. Mais évidemment, si l’on cumule les facteurs de risques, il serait plus judicieux de ne pas attendre l’apparition des perturbations.

6 mesures à adopter au plus vite

1. Optez pour une alimentation anti-inflammatoire centrée sur les végétaux bio et riche en polyphénols (curcuma, thé vert, huile d’olive, betterave, fruits rouges, chocolat noir, vin rouge à dose modérée…). Évitez la viande qui engendre des excès de fer dans les neurones sauf, en cas de besoin augmenté en fer (grossesse, croissance rapide).

2. Pratiquez des activités physiques, culturelles et intellectuelles quotidiennes. Stimulez chaque jour vos circuits cérébraux par de la nouveauté !

3. Apprenez à gérer le stress, ce redoutable tueur de neurones.

4. Dormez bien et faites la sieste pour réduire le stress, l’inflammation, l’hypertension et le déclin cognitif : le cerveau se répare pendant ses phases de repos.

5. Fuyez la pollution : l’augmentation des particules fines dans l’air accroît le risque de développer les maladies de Parkinson (+ 8 %) et d’Alzheimer (+ 15 %). Il pourrait même s’élever à 40 % dans certaines zones, selon une étude publiée dans le British Medical Journal.

6. Prenez des compléments nutritionnels, « notamment de la vitamine D et du magnésium, qui sont des neuroprotecteurs » selon le Dr Curtay. Résorber une carence en vitamines B peut entraîner une réversion des démences installées depuis moins de deux ans (étude CHU Valence).

21 septembre, journée mondiale Alzheimer

« Un événement qui nous rassemble, un geste qui nous ressemble », telle est la maxime de l’édition 2021 dont le but est de mettre un coup de projecteur sur cette pathologie. Plus d’infos et dons possibles sur www.francealzheimer.org et www.fondation-alzheimer.org

Un village spécialisé dans les Landes

Face aux soucis de désorientation et de perte d’autonomie, 120 malades vivent à Dax dans un espace clos et sécurisé de 7 hectares comprenant des maisons, un caférestaurant, une salle de spectacle, une supérette, un salon de coiffure et un grand parc.

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Julie BOUCHER

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