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Wendy Bouchard : Des animaux et des électeurs !

Publié le 1 mars 2020

À un peu plus d’un mois des municipales, de nombreuses études soulignent l’intérêt des futurs votantspour les sujets de la condition animale.

Selon un sondage Ifop pour 30 millions d’amis, 59 % des Français seraient incités à voter aux élections municipales pour un candidat engagé en faveur du bien-être animal. Et le score s’élève chez les 18-24 ans (78 %). Pour Reha Hutin, présidente de la fondation, « c’est dire si la condition animale occupe une place importante dans le débat public, et est devenue un véritable enjeu de société, et un enjeu en local, les maires ayant un grand rôle à jouer dans cette responsabilité partagée ».

À Reims, la Ligue de protection des oiseaux se garde bien de rentrer dans un débat politique, mais s’efforce de fournir des éléments de compréhension de l’environnement aux différents candidats déclarés. Cette démarche a pour but d’activer leur prise de conscience, car l’opinion publique semble évoluer aujourd’hui plus vite que les élus en matière de sauvegarde de la biodiversité.

L’équipe de Brest, c’est vous ! conduite par Bernadette Malgorn, veut par ailleurs faire de la protection animale l’un des axes essentiels de son projet municipal, avec l’engagement de créer une fourrière pour Brest métropole et favoriser la création d’un refuge.

À Sablé-sur-Sarthe, le candidat animaliste David Dalibert veut faire émerger la question de la protection animale dans le débat public, en siégeant si possible au conseil municipal.

À Toulouse, une liste du parti animaliste se lance dans la mêlée avec pour but de redonner leur place aux animaux dans la ville. À sa tête, Quentin Charoy, 25 ans, qui, en plus de la création d’une délégation municipale à la protection animale, se propose d’autoriser la présence d’animaux dans les transports en commun et dans les parcs. Il prône aussi plus d’espaces végétalisés et précise que la défense de cette cause passera également par les assiettes des petits Toulousains à qui des repas « végétaux » seront proposés à la cantine.

Selon un sondage Ifop commandé par l’association Paris Animaux Zoopolis, « les engagements des candidats en faveur de la cause animale peuvent influencer les votes de 44 % des Parisiens (55 % des moins de 35 ans) ». L’étude ajoute que 63 % seraient favorables à l’interdiction de la pêche à Paris (Seine et canaux).

Ce 3e baromètre sur « Les Français et le bien-être des animaux » prouve bien l’ampleur croissante prise par cette cause. Alors, 2020 sera-t-elle (enfin !) l’année du progrès en matière de protection animale en France ?

Wendy BOUCHARD

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