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Vie pratique

Wendy Bouchard : Mettre fin aux manèges de poneys !

Publié le 27 octobre 2019

Pour ma première rubrique dans “France Dimanche”, je souhaitais partager avec vous le combat de cette jeune femme pour sauver ces équidés maltraités.Une cause qui me tient aussi très à cœur.

Romy Sutra (photo à d.), 31 ans, nourrit un engagement sans faille en faveur de la cause animale. Sa thèse en histoire du droit en poche, elle s’oriente vers un diplôme universitaire en droit animalier, délivré à l’université de Limoges, avec des cours sur deux semaines intensives à Brive-la-Gaillarde.

« Je garde une excellente impression de cette formation, qui croise toutes les réalités et législations du monde, et permet à des citoyens, de tous horizons, de venir acquérir une expertise. J’avais envie de connaître toutes les règles pour savoir mieux défendre les animaux et transmettre cette sensibilité à mes étudiants, puisque j’enseigne aujourd’hui à Toulouse », témoigne-t-elle.

Tout en suivant ses études, Romy Sutra a été confrontée à une triste réalité. « Il se trouve que j’aime beaucoup les fêtes foraines, et que dans ce cadre, j’ai découvert qu’une terrible pratique subsistait, ce qu’on appelle les manèges de poneys vivants. Pendant des heures, ils sont accrochés à des barres de fer suspendues sous un chapiteau comme dans un carrousel. » Ces animaux tournent, marchent, hagards, sans aucun autre contact humain que des enfants sur le dos, quelles que soient la saison et la météo, et souvent dans le bruit.

Les députés LREM Loïc Dombreval (06) et Jean-Michel Mis (42) ont posé une question au gouvernement, qui s’est borné à rappeler la législation existante. Romy, elle, a rédigé une proposition visant à interdire les « manèges à équidés vivants dans les foires, fêtes foraines et manifestations publiques ».

« Petite, j’avais une ponette, Coquette, qui a vécu 27 ans et a accompagné mon enfance. Je m’en occupais beaucoup, la nourrissais, la soignais. Elle était extrêmement intelligente, donc, pour moi, c’est aussi un peu lui rendre hommage. Il faut arbitrer  sur ce sujet que j’ai voulu mettre en lumière, ajoute-t‑elle. Je pense qu’une réforme portée par les ­parlementaires ­pourrait mettre fin à cette pratique d’un autre temps. » 

Cette proposition écrite a valu à la jeune femme d’être récompensée du Prix Jules Michelet décerné par la fondation 30 millions d’amis.

Sur ses heures de loisirs, outre l’affection de son chat, elle est engagée auprès de plusieurs associations du Gers qui aident les refuges et les fournissent en matériel, croquettes ou médicaments, notamment Toapatounes. Un destin au service de l’autre, dans le droit, la règle et l’amour du mieux vivre-ensemble !

Le saviez-vous ?

Maskou, le labrador noir offert en 1986 à Jacques Chirac, alors Premier ministre, par l’école vétérinaire de Montréal, et mort en 1998, est le seul chien à être enterré dans les jardins de l’Élysée. Très attaché à son animal, Chirac a enfreint le règlement intérieur pour pouvoir garder « près de lui » son fidèle compagnon.

Wendy BOUCHARD

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